Le parquet près le tribunal de première instance de Kasserine a ordonné l’ouverture d’une enquête à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un jeune homme exposant une chatte gestante à l’attaque de chiens agressifs. L’affaire a suscité une vague d’indignation parmi les internautes et les associations de protection animale.
Les unités de la Garde nationale de Haïdra, dans le gouvernorat de Kasserine, ont engagé les investigations nécessaires afin d’identifier les personnes impliquées et de déterminer les circonstances de cet acte. Selon Me Ghada Hermiassi, avocate du propriétaire de la chatte, les deux suspects sont actuellement en liberté et devraient prochainement comparaître devant le parquet du tribunal de première instance de Kasserine pour la suite des procédures judiciaires.
Des suspects en liberté dans l’attente des suites judiciaires
Dans une déclaration à Mosaïque FM, l’avocate a précisé que les deux personnes mises en cause comparaîtront devant la justice dans le cadre de cette affaire. Leur maintien en liberté ne préjuge toutefois pas de l’issue de la procédure ni de leur éventuelle responsabilité pénale.
Lire aussi : Une hyène rayée sauvée à Kasserine : Une espèce victime de sa mauvaise réputation
La diffusion des images a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où des internautes et des défenseurs des animaux ont dénoncé les faits et appelé à des mesures judiciaires appropriées.
La protection animale au cœur du débat juridique
Cette affaire relance également la question du cadre légal tunisien relatif à la protection des animaux. Selon Me Ghada Hermiassi, les dispositions en vigueur ne prévoient pas de sanctions suffisamment dissuasives contre ce type de pratiques, ce qui souligne, selon elle, la nécessité de renforcer la législation.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette vidéo, l’affaire pose la question des moyens juridiques permettant de prévenir les actes de cruauté envers les animaux et d’assurer une protection effective à ces derniers. Les suites de l’enquête devront notamment permettre de préciser les faits reprochés aux suspects et les dispositions légales susceptibles de leur être appliquées.