Le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a émis dix mandats de dépôt dans l’affaire du viol présumé d’une adolescente à Mellassine. Les personnes concernées ont été réparties entre plusieurs établissements en fonction de leur situation.
Dix placements en détention
Selon les informations rapportées jeudi 8 octobre par la radio Mosaique fm, sept des suspects ont été transférés à la prison civile de Mornaguia. Deux mineurs ont, pour leur part, été placés dans un centre de rééducation pour mineurs délinquants.
La locataire de la maison où les faits présumés se seraient déroulés a également fait l’objet d’un mandat de dépôt et a été incarcérée à la prison de la Manouba.
Cette nouvelle étape judiciaire intervient après plusieurs vagues d’interpellations dans le cadre de l’enquête. Le nombre de personnes arrêtées avait atteint quatorze, tandis que le juge d’instruction avait déjà ordonné des mandats de dépôt à l’encontre de plusieurs personnes dans les premiers jours de l’affaire.
Le propriétaire de la maison remis en liberté
L’intermédiaire immobilier, communément appelé « samsar », qui avait facilité la location de la maison à deux des suspects, n’a pas été placé en détention. Il a été remis en liberté à l’issue de son audition.
Cette décision intervient alors que l’enquête cherche toujours à déterminer avec précision le rôle de chacune des personnes impliquées ou susceptibles d’avoir eu connaissance des faits.
Le propriétaire de la maison avait également été remis en liberté plus tôt dans la journée. Selon les éléments rapportés par les médias, il n’aurait pas eu connaissance de la situation des personnes ayant loué le logement.
Le volet judiciaire de l’affaire est appelé à se poursuivre dans les prochains jours. Les interrogatoires sont programmés du 12 au 21 octobre, après l’audition de la victime. Les investigations restent ainsi en cours afin d’établir les responsabilités individuelles et les circonstances exactes des faits.
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