Face aux risques croissants d’instabilité des sols à Sidi Bou Saïd, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat se penche sur le projet de protection de la colline. Deux conventions techniques viennent d’être signées afin de lancer les études nécessaires à l’identification des zones les plus vulnérables et à la définition des interventions prioritaires.
De nouvelles études pour identifier les zones à risque
Réuni mercredi sous l’égide du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, le comité de pilotage du projet a validé la signature de deux conventions techniques destinées à renforcer les études préalables.
La première convention a été conclue avec le Centre national de télédétection. Elle porte sur la réalisation des travaux topographiques et des prises de vues aériennes nécessaires à l’évaluation de l’état de la colline.
La seconde a été signée avec l’Office national des mines. Elle prévoit l’élaboration de cartes géologiques et géophysiques qui permettront d’identifier les secteurs les plus exposés aux mouvements de terrain et de hiérarchiser les interventions à engager.
Une première phase consacrée au diagnostic du site
Les participants à la réunion ont examiné l’avancement de la première étape du projet, consacrée au diagnostic de la situation et à la collecte des données relatives à la colline.
Cette phase s’inscrit dans le cadre de la décision prise le 26 janvier 2026 par la Présidence du gouvernement, qui a chargé le ministère de l’Équipement du suivi des études et des travaux de protection du site.
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Le ministre a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier fixé et de mobiliser l’ensemble des moyens techniques et administratifs afin de permettre le lancement des travaux dans les prochaines semaines.
Un site emblématique désormais classé projet stratégique
Le 3 juin dernier, la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été officiellement élevée au rang de « grand projet à caractère stratégique », une classification destinée à accélérer les procédures et la mise en œuvre des interventions prévues.
Lors des travaux préparatoires, les autorités avaient également souligné l’importance de développer des systèmes d’alerte précoce, d’adapter les normes de construction aux spécificités géologiques tunisiennes et de renforcer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques.
S’étendant sur près de 170 hectares et sur une longueur de 7,5 kilomètres, dont 4,5 kilomètres de façade littorale, la colline de Sidi Bou Saïd abrite l’un des sites patrimoniaux et touristiques les plus emblématiques du pays. Confronté à des risques croissants d’instabilité des sols, ce secteur fait désormais l’objet d’un suivi renforcé des autorités afin de préserver à la fois la sécurité des habitants, des visiteurs et le patrimoine architectural du village.
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