À quelques jours de l’Aïd al-Adha, les initiatives visant à contenir la flambée des prix de la viande rouge se multiplient en Tunisie. Depuis ce lundi 25 mai 2026, la société de l’Office des terres domaniales a lancé, à travers son point de vente permanent « Diwan Market » à Borj El Amri, une opération spéciale de commercialisation de viande ovine à des tarifs jugés compétitifs.
Selon Mohamed Jelassi, cadre au sein de l’Office, plus de 700 kilogrammes de viande de mouton seront mis sur le marché après la mobilisation de 70 têtes de bétail à l’occasion de l’Aïd. Les prix annoncés sont de 50 dinars le kilogramme de viande d’agneau et 35 dinars pour la viande de « barkous », avec la promesse d’un contrôle vétérinaire et d’une qualité conforme aux normes sanitaires.
Régulation des prix des viandes rouges
Cette opération s’inscrit dans une stratégie de régulation des prix des viandes rouges durant une période marquée par une forte demande et une tension persistante sur le marché. L’Office met également en avant le rôle de son point de vente dans la commercialisation d’autres produits agricoles à prix réduits, notamment le poulet, les œufs, l’huile d’olive et les fromages issus du complexe agricole de Borj El Amri.
Mais sur le terrain, la réalité du marché reste plus complexe. Malgré les annonces officielles et les opérations ponctuelles, les prix de la viande connaissent une envolée spectaculaire dans plusieurs régions du pays. Ces derniers jours, de nombreux consommateurs ont affirmé que le kilogramme de viande d’agneau a atteint entre 70 et 80 dinars dans certains circuits commerciaux, alimentant un sentiment d’inquiétude chez les familles tunisiennes à l’approche de l’Aïd.
Lire aussi : Viande d’agneau : 70 à 80 dinars le kilo, la flambée frappe les Tunisiens avant l’Aïd !
L’écart entre les prix affichés dans les points de vente encadrés et ceux pratiqués dans les marchés traditionnels pose ainsi la question de l’impact réel de ces initiatives sur le pouvoir d’achat. Car si les opérations de vente directe du producteur au consommateur permettent de proposer des tarifs plus accessibles, les quantités disponibles restent limitées face à une demande nationale très élevée.
Des promesses qui peinent encore à se traduire
Dans ce contexte, plusieurs consommateurs estiment que les promesses de maîtrise des prix peinent encore à se traduire concrètement à grande échelle. Entre annonces de régulation et réalité du marché, la bataille contre la flambée des prix de la viande rouge demeure donc un défi majeur à quelques jours de l’Aïd 2026.