Entre la mosquée Youssef Dey, l’hôpital Aziza Othmana et le souk des bijoutiers, Monia tient un stand dont elle a hérité l’emplacement, de sa mère Halima, qui a longtemps officié en ces lieux.
Monia propose aux passants, de l’eau, des bonbons, du tabac, des parfums et une multitude d’objets qui trouvent toujours preneur. Appréciée de tous, elle n’hésite jamais à se lancer dans une conversation ou prodiguer ses conseils aux infirmières, aux lycéens et aux artisans du coin.
Avant elle, sa mère avait joué le même rôle de proximité. À l’image d’une matrone antique, Halima dont le visage était tatoué et le maintien altier, rayonnait sur le voisinage, constituant un passage obligé pour le brin de causette et les petits achats.
Fidèle à la mémoire de sa mère, Monia continue à creuser dans le même sillon. Tous les jours elle est à son poste, contre la porte verte des souks, là où elle décline au quotidien, tout son art de la proximité.