Au plus proche du mausolée de Sidi Mahrez, dans un cagibi d’où émanent effluves et senteurs, Walid partage son savoir-faire et sa croyance indéfectible en la baraka du saint-patron de Tunis.
Entouré d’encens, de gomme arabique et de henné, il mélange les herbes et les ésotérismes. Son tour de main lui vaut la reconnaissance des pélerins et aussi de petits miracles tissés au quotidien.
Walid est au service de la zaouia voisine et de ses nombreux visiteurs. Il sait que chacun de ses gestes suscitera des vagues de ferveur et fait de son mieux pour honorer la sainteté et les bénédictions qu’elle engage.
Au fond de son réduit si plein d’énergies et d’effluves sacrés, Walid veille à sa manière et conjugue les louanges au ciel aux vapeurs d’encens qui l’entourent et le hissent au plus haut de l’ardeur.