Une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 50 mégawatts a été inaugurée, lundi 20 avril, en présence de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique, Wael Chouchane, ainsi que des autorités régionales.
La cérémonie a également réuni plusieurs partenaires internationaux, dont des représentants de Scatec et du groupe japonais Toyota Tsusho, via sa filiale Aeolus. Des institutions financières internationales, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Proparco et MIGA, ont également soutenu le projet.
Un coût global estimé à 135 millions de dinars
D’un coût global estimé à 135 millions de dinars, cette centrale s’inscrit dans le cadre de la première tranche d’un programme national visant à produire 500 mégawatts d’électricité solaire, conformément au décret-loi n°15 de 2021 encadrant les projets réalisés en régime de concessions.
Selon la ministre, cette infrastructure permettra de réduire les importations de gaz naturel d’environ 13 millions de dollars par an, soit près de 1,2 % des volumes importés. À cela s’ajoute une économie annuelle estimée à 8 millions de dollars sur les coûts d’exploitation de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.
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Au-delà de son impact économique, le projet est présenté comme un levier stratégique pour renforcer la souveraineté énergétique du pays. Il contribue également à accélérer l’intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique national, avec un objectif affiché de 35 % à l’horizon 2030.
Partenariat public-privé et attractivité des investissements
La centrale de Tozeur illustre, selon les autorités, l’efficacité des partenariats entre secteurs public et privé dans le développement des infrastructures énergétiques. Elle reflète aussi la capacité de la Tunisie à mobiliser des financements internationaux pour des projets structurants.
La ministre a, dans ce contexte, insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes législatives et d’intensifier les efforts de coordination afin d’attirer davantage d’investissements dans les énergies renouvelables. L’objectif est double : soutenir la croissance économique tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.
Avec cette nouvelle centrale, la Tunisie consolide ainsi sa stratégie de transition énergétique, dans un contexte marqué par la volatilité des marchés internationaux de l’énergie et les impératifs croissants de durabilité.