La Tunisie nourrit depuis plusieurs années l’ambition de se doter d’un réseau ferroviaire à grande vitesse. L’idée d’une liaison rapide entre Tunis, les régions du centre et le sud revient de manière récurrente dans le débat public, présentée comme un outil de modernisation des infrastructures, de désenclavement territorial et de stimulation de la dynamique économique nationale.
Le projet de train rapide reliant le nord et le sud de la Tunisie n’a pas encore arrêté son tracé définitif. C’est ce qu’a indiqué le ministre du Transport, Rachid Amri, en réponse à une question écrite posée par le député Mostafa Boubekri.
Selon le ministre, la détermination du parcours final dépendra des résultats des études de faisabilité ainsi que des études techniques préliminaires actuellement en cours.
Entre contraintes techniques, économiques, sociales
Ces travaux devront intégrer un ensemble d’équilibres entre contraintes techniques, économiques, sociales et environnementales, afin de garantir la viabilité et la durabilité du projet.
Le ministre a précisé que les éléments communiqués jusque-là se limitaient à évoquer un principe général de liaison entre Bizerte et Ben Guerdane, sans entrer dans les détails du tracé. Autrement dit, aucune option définitive n’a été retenue à ce stade.
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Dans sa réponse, Rachid Amri a également souligné que le raccordement des régions du sud constitue un axe stratégique majeur du projet. Les équipes techniques de la Société nationale des chemins de fer tunisiens poursuivent actuellement l’examen de différentes solutions afin d’assurer une meilleure intégration de ces zones dans le futur réseau ferroviaire.
Renforcer la cohésion territoriale
L’objectif affiché est de renforcer la cohésion territoriale et d’améliorer l’efficacité logistique du pays, à travers une infrastructure capable de soutenir le développement économique et régional.