Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Riadh Chaoued, a annoncé mercredi la signature d’accords avec plusieurs pays en vue du recrutement de compétences tunisiennes dans divers secteurs. Parmi les opportunités les plus marquantes, des demandes émanant de Autriche portent sur plus de 15 000 postes destinés à de jeunes Tunisiens dans le secteur du tourisme.
Le ministre a également évoqué des partenariats avec l »Organisation internationale pour les migrations visant à faciliter le recrutement de Tunisiens en Europe, dans le cadre de circuits de migration professionnelle légale et encadrée. Dans ce contexte, de nouveaux accords devraient être signés le 13 avril prochain avec une agence de l’emploi italienne afin d’ouvrir des perspectives supplémentaires dans plusieurs filières.
Promotion de la mobilité professionnelle
Ces annonces ont été faites à l’occasion du lancement officiel de la deuxième phase du projet THAMM+ OFII, consacré à la promotion de la mobilité professionnelle entre la Tunisie et la France. Cette nouvelle phase, prévue pour la période 2026-2029, ambitionne de générer plus de 2 500 recrutements tout en consolidant les acquis de la première étape.
Le programme cible en priorité cinq secteurs à fort potentiel d’emploi : l’agriculture, les métiers de la santé et du care, le transport et la logistique, l’industrie, ainsi que le tourisme et la restauration. Il vise également à renforcer la durabilité des partenariats et à améliorer les dispositifs de mobilité professionnelle.
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Le bilan de la première phase, achevée en 2025, fait état de plus de 500 Tunisiens ayant accédé à des emplois en France dans des différents secteurs, notamment l’agriculture, l’industrie et les services. Par ailleurs, près de 1 000 bénéficiaires ont amélioré leur employabilité grâce à des formations complémentaires, tandis que des milliers d’acteurs ont été sensibilisés aux opportunités de migration légale.
Renforcer les liens entre employeurs français et compétences tunisiennes
Le projet a également permis de renforcer les liens entre employeurs français et compétences tunisiennes à travers l’organisation de missions de recrutement, en collaboration avec les structures nationales de l’emploi. Des missions exploratoires en France ont, en outre, contribué à une meilleure compréhension des besoins du marché du travail international.
Enfin, les autorités misent sur des outils d’anticipation, notamment la mise en place d’une cellule de veille dédiée aux métiers demandés, afin d’adapter les formations aux exigences du marché. La digitalisation des services administratifs, avec l’introduction de systèmes d’information intégrés et d’archivage électronique, constitue également un levier clé pour moderniser la gouvernance du secteur et soutenir le développement de la migration professionnelle.