La NASA a-t-elle vraiment inscrit le couscous au menu de sa prochaine mission lunaire ? L’information, largement relayée sur les réseaux sociaux, repose sur un fond de vérité… mais mérite d’être nuancée.
Dans le cadre de la mission Artemis II, prévue pour 2026, l’agence spatiale américaine a élaboré un menu particulièrement varié destiné aux astronautes. Au total, près de 189 aliments et boissons ont été sélectionnés afin de répondre aux besoins nutritionnels, logistiques et psychologiques de l’équipage durant le vol.
Un couscous aux noix
Parmi ces options figure bien le couscous, sous une forme adaptée aux contraintes de l’espace, notamment un couscous aux noix. Ce plat n’est toutefois ni central ni symbolique : il s’inscrit dans une liste diversifiée comprenant aussi bien des tortillas, des fruits, des œufs que des desserts.
Contrairement à ce que laissent entendre certaines publications virales, le couscous n’a pas été choisi pour représenter une culture en particulier. Il s’agit plutôt d’un aliment parmi d’autres, retenu pour ses caractéristiques pratiques : facilité de conservation, adaptation à la lyophilisation, et compatibilité avec les conditions de microgravité où les miettes et les liquides posent problème.
Ce choix illustre surtout l’évolution de l’alimentation spatiale, qui cherche aujourd’hui à allier exigences techniques et confort des astronautes. La diversité des menus contribue en effet au bien-être psychologique des équipages lors de missions longues et confinées.
Une option fonctionnelle plutôt qu’une comme un emblème
Le couscous s’invite bien dans l’aventure lunaire, mais davantage comme une option fonctionnelle que comme un emblème. Une présence discrète, à l’image de nombreux autres plats soigneusement sélectionnés pour accompagner l’humain au-delà de la Terre.
Prévue pour 2026, la mission Artemis II marquera une étape clé du programme lunaire de la NASA, puisqu’il s’agira du premier vol habité autour de la Lune depuis plus de cinquante ans, après les missions Apollo.
Quatre astronautes effectueront un survol de la Lune sans alunissage, à bord du vaisseau Orion propulsé par la fusée SLS, afin de tester les systèmes de navigation, de communication et de survie en conditions réelles. Cette mission doit ouvrir la voie à un retour durable de l’humain sur la Lune dans les années suivantes, notamment avec Artemis III, qui prévoit un alunissage.