Les importantes pluies enregistrées ces derniers jours dans le Nord-Ouest ont provoqué une hausse spectaculaire des réserves d’eau dans les barrages de Jendouba et de Mallag, avec un niveau particulièrement remarquable au barrage de Bouhertma, désormais proche de sa capacité maximale.
Selon les données relayées ce dimanche par l’Agence TAP, le volume stocké à Bouhertma a dépassé 120 millions de m³, tandis que le barrage de Sidi Salem, le plus grand du pays, bénéficie lui aussi de ces apports, avec un taux de remplissage supérieur à 65%. Cette embellie confirme l’amélioration sensible de la situation hydrique nationale observée depuis fin mars.
Bouhertma en passe d’atteindre son niveau maximal
Le barrage de Bouhertma concentre l’attention après une montée rapide de ses réserves. Alors qu’il contenait encore près de 100 millions de m³ jeudi dernier, son stock a franchi ce dimanche matin le seuil des 120 millions de m³, rapprochant l’ouvrage de son remplissage maximal.
Pour accompagner les apports continus, la Direction générale des barrages a déjà engagé des opérations de vidange partielle au niveau de Beni Mtir et Bouhertma, afin d’absorber les volumes supplémentaires attendus aujourd’hui et demain.
Un spectacle inédit depuis plus de sept ans
Dans plusieurs zones de Oued Mliz, Jendouba Nord, Bousalem et Balta-Bouaouane, la montée des eaux des oueds Medjerda, Bouhertma et Mallag a entraîné des inondations partielles, mais aussi un spectacle rarement observé depuis plus de sept ans, selon des habitants de la région.
La saturation des sols et la rétention de l’eau dans les terres agricoles devraient avoir des retombées positives à moyen terme : recharge des nappes et des sols ; amélioration des ressources d’irrigation ; soutien au remplissage complet des barrages ; meilleures perspectives pour la campagne agricole.
Cette dynamique est particulièrement stratégique pour le Nord, qui concentre l’essentiel des réserves nationales en eau.
Sidi Salem profite aussi des apports
Les pluies abondantes de la semaine dernière à Jendouba devraient également renforcer les réserves du barrage de Sidi Salem, infrastructure clé du système hydraulique tunisien.
Son taux de remplissage dépassait déjà 65% ce dimanche matin, un niveau nettement supérieur à ceux observés à la même période l’an dernier, signe d’un redressement appréciable après plusieurs saisons marquées par le stress hydrique.
Au-delà de l’image impressionnante des barrages pleins, cette hausse constitue un signal très positif pour la sécurité hydrique du pays, notamment à l’approche de la saison estivale.