Les indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT) confirment une dynamique positive au premier trimestre 2026. Les revenus du travail cumulés ont progressé de 6,5% pour dépasser 2,1 milliards de dinars, tandis que les billets et monnaies en circulation ont bondi de 17,3%, franchissant le seuil de 28,2 milliards de dinars. Deux signaux qui traduisent à la fois la résilience des transferts extérieurs et une forte préférence persistante pour le cash.
Le poids stratégique des revenus du travail
Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger continuent de jouer un rôle d’amortisseur macroéconomique. À fin mars 2026, ils ont dépassé 2,1 milliards de dinars, contre 2 milliards un an plus tôt.
Fait marquant : ces flux permettent de couvrir près de 99% du service de la dette extérieure, lui aussi stabilisé à 2,1 milliards de dinars. Cette quasi-parité entre entrées de devises et sorties au titre de la dette souligne le poids stratégique des revenus du travail dans l’équilibre extérieur du pays.
Tourisme et réserves en devises prolongent la tendance
Dans le même mouvement, les recettes touristiques ont progressé de 4,5%, pour avoisiner 1,5 milliard de dinars.
Cette double amélioration a contribué à renforcer les avoirs nets en devises, passés de 23 milliards de dinars (101 jours d’importation) début avril 2025 à 24,5 milliards (103 jours) actuellement.
L’évolution reste modérée mais positive, confirmant une meilleure capacité du pays à absorber les pressions extérieures à court terme.
Le cash poursuit sa progression
L’autre donnée majeure concerne la masse de billets et monnaies en circulation, qui dépasse désormais 28,2 milliards de dinars, contre 24 milliards à la même période de l’année dernière.
Cette hausse de 17,3% reflète plusieurs tendances : la montée des transactions en espèces, le poids du secteur informel, les comportements de précaution des ménages, les besoins accrus de liquidité pendant le Ramadan et l’Aïd.