A Bizerte, les automobilistes vont devoir ajouter une nouvelle discipline à leur quotidien : le détour longue durée. À partir de ce vendredi, la route de Bir M’siouga, reliant la nationale 11 à la locale 434, sera fermée pour cinq mois, le temps de réaliser un ouvrage d’art dans le cadre du grand projet de liaison permanente entre l’autoroute A4 et Zarzouna.
Sur le papier, il s’agit d’une étape normale d’un chantier structurant. Dans la réalité, cela signifie surtout que les habitués de cet axe vont découvrir, ou redécouvrir, les joies des routes secondaires, des ralentissements imprévus et des départs avancés “au cas où”.
Une fermeture… sauf pour ceux qui habitent là
Le ministère de l’Équipement précise que la circulation sera totalement interdite sur cet axe, à l’exception des riverains, seuls privilégiés autorisés à conserver ce petit luxe devenu rare : passer par leur route habituelle.
Pour tous les autres, le parcours imposé passera par la voie municipale desservant la zone de Hached, une déviation qui promet déjà de devenir le nouveau point de rendez-vous des embouteillages matinaux.
Cinq mois annoncés, et après ?
La durée officielle annoncée est de cinq mois. Une précision qui, sous nos latitudes, se lit souvent avec prudence tant les usagers savent qu’en matière de chantiers, le calendrier officiel relève parfois davantage de l’intention que de la certitude.
Le projet de liaison permanente de Bizerte reste stratégique pour fluidifier l’accès à la ville et désengorger les axes existants. Mais en attendant la promesse d’une circulation plus moderne, les habitants devront surtout composer avec une parenthèse de cinq mois faite de déviations, de signalisation provisoire et de patience obligatoire.