Chaque Tunisien dépense en moyenne entre 200 et 300 dinars par an en commissions bancaires pour un simple compte courant, selon les chiffres avancés ce mardi par Abdel Latif Ben Hadiya, président du Observatoire des Services Financiers.
Invité sur le plateau de Sabah El Ward, il a rappelé que le Banque Centrale de Tunisie avait émis en janvier 2024 un communiqué limitant la commission de tenue de compte à 3 dinars pour tout employé percevant moins de 1 500 dinars par mois. Cette mesure, censée protéger les revenus modestes, a pris fin en février 2025 sans prolongation. Résultat : les coûts bancaires ont connu une hausse spectaculaire, multipliés par quatre en l’espace d’un an.
L’obligation d’afficher les tarifs
Ben Hadiya a souligné que la loi oblige les banques à rendre publiques leurs tarifications. « Les banques publiques respectent cette obligation, tandis que certaines banques privées affichent leurs tarifs de manière peu visible, voire dissimulée », a-t-il déploré.
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Le président de l’Observatoire a également insisté sur l’importance de la communication entre les établissements financiers et leurs clients. Selon lui, tout changement de commissions ou de tarifs doit être clairement annoncé, avec une explication de ses impacts sur le compte des usagers.
Régulation plus stricte
Cette situation met en lumière la nécessité d’une régulation plus stricte pour protéger les citoyens, en particulier ceux aux revenus modestes, face à la hausse continue des frais bancaires en Tunisie.