Le mouvement Ennahdha a condamné, mardi, les jugements rendus en appel et en première instance à l’encontre de plusieurs de ses dirigeants et d’autres accusés dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 2 ». Des peines allant de trois à trente-cinq ans de prison ont été prononcées par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis.
Le mouvement évoque une atteinte au droit à la défense
Dans une déclaration rendue publique, Ennahdha a critiqué le déroulement du procès, affirmant que son président, Rached Ghannouchi, avait refusé d’assister aussi bien aux audiences de première instance qu’à celles en appel. Selon le mouvement, ce refus s’explique par le fait qu’il considère le recours au procès à distance comme une atteinte au droit à la défense et aux garanties d’un procès équitable.
Le parti estime que ces condamnations s’inscrivent dans un contexte judiciaire qu’il qualifie de « politique », visant, selon lui, plusieurs figures de l’opposition.
Peines de prison comprises entre 3 et 35 ans
Dans la nuit du lundi à mardi, la juridiction compétente a rendu les jugements dans ce dossier, avec des peines de prison comprises entre trois et trente-cinq ans à l’encontre de plusieurs accusés, dont des dirigeants du mouvement.
Les poursuites portent notamment sur la constitution d’une organisation liée à des crimes terroristes, l’incitation à la violence et à l’homicide, le complot contre la sûreté intérieure de l’État, ainsi que des actes préparatoires visant à modifier la forme de l’État.
Il est également question de l’utilisation du territoire national et d’un territoire étranger pour recruter et entraîner des personnes en vue de commettre des actes terroristes à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
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