L’ancien député du parti Al Karama, Seïfeddine Makhlouf, a été condamné à cinq ans de prison par contumace par la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis. La décision a été rendue mardi 13 janvier 2026 dans une affaire liée à l’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, rapporte Mosaique Fm.
La condamnation a été prononcée alors que l’intéressé est poursuivi en état de fuite. Le dossier porte notamment sur la divulgation présumée de secrets relevant de la défense nationale, la transmission d’informations confidentielles relatives à des enquêtes judiciaires et des accusations non étayées visant des agents de l’État. Il lui est également reproché d’avoir proféré des menaces susceptibles de nuire au fonctionnement des institutions sécuritaires et judiciaires.
Une série de décisions judiciaires depuis 2021
Cette nouvelle condamnation intervient dans un contexte d’accumulation de poursuites visant Seïfeddine Makhlouf depuis la levée de son immunité parlementaire. L’ancien président du bloc Al Karama a été condamné à un an de prison pour une altercation avec la députée Abir Moussi en 2021, puis à vingt mois en appel pour des menaces adressées au procureur de la République de Sidi Bouzid. La justice militaire l’a également sanctionné d’un an de prison assorti d’une interdiction d’exercer la profession d’avocat pendant cinq ans.
Parallèlement, Makhlouf fait l’objet de procédures en Algérie, où il a été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba. Il est poursuivi pour entrée illégale sur le territoire algérien et utilisation présumée de documents de voyage falsifiés alors qu’il tentait de quitter le pays. La question de son éventuelle extradition vers la Tunisie reste en suspens, en fonction des procédures judiciaires en cours et des mécanismes de coopération entre les deux pays.
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