Des diplômés du supérieur au chômage de longue durée ont manifesté ce mardi 13 janvier devant le siège du gouvernement à la Kasbah pour réclamer l’application effective du mécanisme de recrutement qui leur est destiné.
Ils affirment que le cadre légal est en place et que les crédits nécessaires ont été inscrits au budget, mais que le processus reste bloqué. Les protestataires exigent le lancement immédiat de la plateforme numérique et des premiers recrutements avant la fin du premier trimestre.
Une mobilisation pour sortir du blocage
Des dizaines de diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage de longue durée se sont rassemblés devant le siège du gouvernement à la Kasbah pour dénoncer le retard pris dans la mise en œuvre du dispositif de recrutement qui leur est destiné.
Les manifestants estiment que le dossier est enlisé alors même que les bases juridiques et financières seraient désormais réunies. Selon leurs représentants, l’urgence est aujourd’hui d’activer la plateforme numérique qui doit établir la liste définitive des bénéficiaires et fixer l’ordre de priorité selon des critères transparents.
Une première vague d’au moins 10.000 recrutements réclamée
La porte-parole du mouvement, Yosra Neji, a appelé à engager sans délai une première vague de recrutements portant sur au moins dix mille bénéficiaires, parmi l’ensemble des candidats éligibles. Elle insiste sur le fait que ces recrutements doivent se faire strictement selon le classement établi par la future plateforme, afin d’éviter toute forme de favoritisme ou de contournement des règles.
Pour les protestataires, il ne s’agit plus de promesses politiques, mais de l’application concrète d’un dispositif déjà adopté par le législateur.
Les représentants du mouvement rappellent que la loi n°18 de 2023 est déjà entrée en vigueur et que les crédits nécessaires ont été inscrits dans la loi de finances et le budget de l’État pour l’année 2026. Ils estiment donc que plus aucun obstacle administratif ou financier ne peut justifier les retards accumulés.
Rejet des concours jugés « arbitraires »
Les manifestants dénoncent par ailleurs la multiplication des concours de recrutement dans la fonction publique qu’ils jugent déconnectés des principes d’équité et d’ancienneté dans le chômage. Ils appellent à mettre fin à ce qu’ils qualifient de « concours aléatoires », qui, selon eux, ne tiennent pas compte de la situation spécifique des chômeurs de longue durée.
Pour eux, le règlement définitif de ce dossier constitue un test majeur de la crédibilité de l’État en matière de justice sociale et de respect de ses propres engagements.
Les chômeurs diplômés préviennent que leur mobilisation se poursuivra tant qu’un calendrier précis de mise en œuvre ne sera pas annoncé et que les premiers recrutements n’auront pas effectivement commencé.
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