Pour la deuxième année consécutive, les journalistes tunisiens se trouvent privés de leurs cartes professionnelles, un outil indispensable à l’exercice de leur métier. La Fédération des directeurs de journaux appelle les autorités à débloquer rapidement la situation.
La Fédération des directeurs de journaux a exprimé samedi sa « profonde inquiétude » face à la persistance de la privation des cartes professionnelles pour les journalistes tunisiens. Dans un communiqué relayé par l’agence TAP, elle exhorte les autorités à accélérer la publication du décret gouvernemental permettant de combler les postes vacants au sein de la commission indépendante chargée de délivrer la carte nationale de journaliste professionnel. Cette commission est essentielle pour garantir la régularité et la légalité de l’exercice journalistique.
Une validité désormais expirée
La fédération rappelle que la prolongation des cartes de l’année 2024, prévue exceptionnellement, n’est plus renouvelable selon le décret gouvernemental n°2024-229. Les cartes de cette année ne sont donc plus valides, privant les journalistes de leurs droits professionnels et compliquant leur travail au quotidien.
L’absence de cartes professionnelles affecte également les journalistes et photographes sportifs. Sans ces accréditations, l’accès aux stades et aux salles sportives leur est interdit, ce qui limite leur capacité à couvrir les événements sportifs et à informer le public de manière complète et régulière.
La Fédération des directeurs de journaux appelle à une résolution rapide de ces difficultés et à la levée des lourdeurs administratives. Selon elle, l’enjeu dépasse le simple cadre administratif : il concerne l’ensemble du secteur des médias en Tunisie et la garantie du droit à l’information.
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