Une mobilisation de soutien s’est tenue devant le tribunal à l’occasion du procès de la journaliste détenue Chadha Hadj Mbarek. Sa mère y a lancé un appel pressant pour sa libération immédiate, invoquant la dégradation alarmante de son état de santé et la nécessité de soins urgents hors du cadre carcéral.
En marge du rassemblement organisé devant le tribunal, la mère de Chadha Hadj Mbarek, incarcérée dans le cadre de l’affaire dite « Instalingo », a demandé l’élargissement immédiat de sa fille.
Accusations d’agression et de négligence médicale
Dans une déclaration accordée à Mosaique fm, Elle a insisté sur la gravité de sa situation médicale et sur l’urgence de lui permettre d’accéder à des soins appropriés en dehors de la prison, avec la fixation rapide des dates nécessaires aux interventions chirurgicales.
Selon elle, l’état de santé de la journaliste ne permet plus aucun retard et nécessite une prise en charge complète et digne, loin des conditions actuelles de détention.
La mère de la détenue a également appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante et sérieuse sur l’agression dont aurait été victime sa fille ainsi que sur ce qu’elle qualifie de négligence médicale au sein de la prison civile de Messaadine. D’après ses déclarations, Chadha Hadj Mbarek aurait été agressée physiquement par une détenue de droit commun, ce qui lui aurait causé une blessure grave à la main.
Deux tumeurs et des interventions urgentes
La famille a par ailleurs révélé que des examens médicaux récents ont mis en évidence la présence de deux tumeurs, l’une au niveau de l’abdomen et l’autre au niveau de la poitrine. Une situation qui, selon ses proches, impose la réalisation de deux opérations chirurgicales dans les plus brefs délais.
Face à cette évolution, la mère de la journaliste a exprimé sa vive inquiétude quant à la poursuite de la détérioration de l’état de santé de sa fille et aux conséquences potentiellement dramatiques qui pourraient en découler.
Rappelons que Chadha Hadj Mbarek a été condamnée à cinq ans de prison en février 2025 pour son implication dans l’affaire Instalingo qui comporte une liste de 41 accusés, personnalités politiques, hommes d’affaires, journalistes, blogueurs.
Les charges retenues contre les suspects incluent l’atteinte à la sécurité de l’État, des tentatives de modification de la forme du régime, l’incitation à la violence armée et des accusations de corruption financière.
La Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis doit examiner l’affaire dite « Instalingo », ce vendredi 9 janvier.
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