• Accueil
  • À propos
  • Contact
webdo
FR AR EN
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
🇫🇷 FR 🇸🇦 AR 🇬🇧 EN
webdo
No Result
View All Result

De Guantanamo à la Tunisie : L’impossible rédemption

par Ramzi Haddad
mardi 31 décembre 2024 09:03
dans National

Vingt-deux ans après son ouverture, Guantanamo reste un écho persistant des drames humains et des secrets de l’après 11-Septembre. Le rapatriement récent de Ridha Ben Saleh Ben Mabrouk al-Yazidi vers la Tunisie ajoute un chapitre de plus à cette sombre histoire, tout en soulevant des questions profondes sur le véritable prix de la liberté retrouvée.

Une liberté en trompe-l’œil

Derrière l’annonce apparemment positive de ce transfert se cache une réalité beaucoup plus complexe. Ce « rigoureux processus d’examen interagences », qui précède chaque rapatriement, révèle surtout la permanence d’une bureaucratie ayant détenu pendant des décennies des hommes sans inculpation. Le sort d’al-Yazidi, comme celui de Hédi Hammami avant lui, est le reflet tragique des stigmates laissés par cette justice d’exception.

En 2014, deux autres Tunisiens, Lotfi Ben Ali et Adel Hakimi, ont été transférés au Kazakhstan aux côtés de trois Yéménites, après avoir passé plus de onze ans sans inculpation. Quelques jours plus tôt, Ridha Najjar, ancien garde présumé d’Oussama Ben Laden, était libéré après treize années de détention marquées par des tortures infligées par la CIA.

Des stigmates transgénérationnels

Rim Ben Ismail, psychologue à l’Organisation mondiale contre la torture, a mené une étude en 2017 sur l’impact psychologique de la détention chez douze prisonniers tunisiens. Ses conclusions mettent en lumière un schéma récurrent : la libération n’est que le début d’un nouveau cycle de persécution. L’histoire d’Hédi Hammami, libéré en 2011 et qui, six ans plus tard, demandait à retourner à Guantanamo pour fuir une pression sociale et institutionnelle insupportable en Tunisie, est une illustration glaçante de cette réalité.

Les familles des ex-détenus, déjà éprouvées par des années de séparation, deviennent elles aussi des cibles de la stigmatisation. « Ces hommes passent du statut de victimes de torture à celui de suspects perpétuels », souligne Ben Ismail. Pire encore, certains cas témoignent de dénouements tragiques : un ancien détenu libéré en 2014 a été acculé au suicide sous l’effet d’un harcèlement incessant, avant de fuir vers la Syrie, où il a péri.

Le traumatisme ne s’arrête pas là. Il se transmet à la génération suivante : les enfants des anciens détenus grandissent dans une méfiance profonde envers les institutions. Cette héritage psychologique représente peut-être la séquelle la plus insidieuse de Guantanamo.

Une justice incomplète

En 2024, alors que 26 détenus demeurent encore dans cette prison, dont 14 sont éligibles au transfert, le travail de Ben Ismail nous rappelle une vérité essentielle : la réhabilitation véritable exige bien plus qu’un simple rapatriement. Si un jour Guantanamo ferme ses portes, ses conséquences continueront de résonner sur des générations, preuve qu’une justice sans réhabilitation ne fait que perpétuer la punition.

Tags: Guantanamo détenus tunisiensHédi Hammami GuantanamoRim Ben Ismail psychologueTraumatisme Guantanamo

Les plus récents

Washington offre 10 millions de dollars pour des renseignements sur Mojtaba Khamenei et Larijani

10 millions de dollars pour des informations sur Mojtaba Khamenei et Ali Larijani

par Ramzi Haddad
13 mars 2026

Tankers dans le détroit d’Ormuz (mars 2026)

Guerre contre l’Iran : Les calculs de Washington mis à l’épreuve

par Firas Ben Abdeltif
13 mars 2026

Gabès - GCT : Le verdict contesté par le FTDES dans le dossier des unités polluantes

Gabès : Pression sur le Groupe chimique pour une station de dessalement

par Wided Belhaj
13 mars 2026

Orange Internet satellite

Une première : Orange Tunisie lance l’internet par satellite

par Webdo
13 mars 2026

Les plus populaires

1Faux diplômes à Tunisair : Peines alourdies pour l’ex-PDG Khaled Chelly et un syndicaliste
2Snapshot : Enfin, un bus pour relier l’aéroport Tunis-Carthage au centre-ville!
3Tunisie : Visa refusé ? Une initiative pour rembourser 50 % des frais
4Quels tarifs pour les nouvelles liaisons de bus entre la Tunisie et l’Algérie?
5Blanchiment des dents : Mise en garde contre des pratiques illégales en Tunisie
Facebook Twitter Youtube RSS
webdo

Votre journal électronique de Tunis. Suivez toute l’actualité en Tunisie en temps réel : politique, société, culture, économie et plus encore. Webdo, une source fiable et indépendante au cœur de l’info.
Webdo.tn est édité par la société YNJ SARL – RNE : 1209226C – Tunisie.

Plan du site

  • Accueil
  • National
  • Divers
  • Régions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
  • International
Consent Preferences

Tags

Algérie ARP arrestation BCT chine Cinéma condamnation corruption Coupe du Monde djerba Décès Etats-Unis Festival Festival de Cannes Film football france Gaza Grève guerre Huile d'olive Iran ISIE israël Italie justice Kais Saied Libye Ligue 1 mandat de dépôt météo Ons Jabeur Palestine Pluie Prison prix ramadan Sfax tennis Tourisme Tunis Tunisie Tunisie Telecom UE UGTT

© 2025 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par Itrend.

Logo Webdo
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International

© 2025 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par Itrend.