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« Tunis Sheep » ou l’extraordinaire destin des moutons tunisiens offerts par Hamouda Pacha aux USA

par Hatem Bourial
mardi 13 juin 2017 11:39
dans Chroniques
"Tunis Sheep" ou l'extraordinaire destin des moutons tunisiens offerts par Hamouda Pacha aux USA


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Depuis quelques années, je sillonne les Etats du Midwest américain, à la recherche de traces tunisiennes, de villes et communautés dont je vous rendrai compte un jour prochain. L’une de ces équipées, dans l’Etat de l’Indiana, m’a mis un jour devant la plus improbable des rencontres. C’était une foire agricole et l’un des exposants portait le nom intrigant de « Tunis Sheep ».

C’était en 2009 et jamais je n’imaginais me trouver face à des moutons américains qui porteraient un nom qui fleure bon la Tunisie.

Excitant ma curiosité, cette rencontre impromptue s’est vite mué en une longue conversation avec l’exposant qui ne savait pas pourquoi ces moutons portaient ce nom. Il m’assura toutefois que la lignée était fort ancienne et que ces moutons étaient non seulement très appréciés mais aussi répandus dans 32 Etats américains et aussi en Ontario canadien, en Australie et en Afrique du sud. De l’Iowa à l’Arizona et de l’Indiana à l’Ohio, ces moutons étaient présents aussi bien dans le Midwest qu’ailleurs aux USA.

Avec sa taille moyenne, sa grosse queue et sa couleur crémeuse, le « Tunis Sheep » est d’ailleurs une espèce dûment enregistrée dans le Registre national des éleveurs américains. Certains éleveurs sont de plus spécialisés dans ce type de moutons très appréciés par un public de connaisseurs. Il existerait à travers les Etats-Unis d’Amérique plus de 10.000 têtes de cette race et, chaque année, voit la naissance de 2500 agneaux en moyenne.La question demeurait de savoir si ces moutons pouvaient être reliés à la Tunisie ou bien si leur nom n’était qu’une occurrence linguistique. Je n’allais pas tarder à découvrir la réponse. elle trouve son origine dans la Tunisie de la fin du dix-neuvième siècle, alors que les Etats-Unis venaient d’établir des relations diplomatiques avec notre pays.

A cette époque, William Eaton était le consul américain à Tunis et le co-signataire avec Hamouda Pacha du premier traité entre nos deux pays. Pour saluer cet accord, Hamouda Pacha avait fait don d’un petit troupeau d’ovins, comprenant plusieurs femelles et deux béliers.

Ces animaux embarqueront le 3 mai 1799 à bord du « Sophia », un brik commandé par le capitaine Henry Geddes. Le bateau subit quelques déboires et la traversée emporta l’essentiel du troupeau. Seuls survivront un bélier nommé Garamelli et une femelle nommée Selima. Les ovins tunisiens arriveront en port de Philadelphie et seront remis au secrétaire d’Etat Thomas Pickering. Ils aboutiront aussitôt dans la ferme de Richard Peters, un juge qui possédait une ferme à Belmont, en Pennsylvanie.

Ce dernier allait non seulement inclure Garamelli et Selima dans son élevage mais aussi être à l’origine de deux lignées qui porteront le nom de Tunis, en référence à leur origine géographique. Une lignée gardera sa pureté originelle et une autre sera le fruit d’un croisement avec des ovins déjà présents dans les étables américaines.

Ensuite, le juge Peters diffusera le mouton de Tunis un peu partout, notamment dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre et ceux du sud-est. C’est ainsi qu’on trouvera cette espèce d’origine tunisienne au Maryland, en Virginie, en Georgie et dans les deux Carolines. Pour l’anecdote, le président américain Thomas Jefferson en possédait un troupeau entier et, raconte-t-on, il laissait ses moutons tunisiens paître dans les environs de la Maison-Blanche !

La Guerre civile américaine a failli être fatale au troupeau des « Tunis Sheep ». En effet, l’essentiel des bêtes fut sacrifié pour nourrir la troupe, alors que les combats faisaient rage dans toute la région orientale des USA. Il faudra alors l’ardeur de Maynard Spigener qui est parvenu à sauver un troupeau qui allait s’avérer essentiel pour la survie de cette espèce de moutons.

C’est en trouvant un refuge en Caroline du sud que Spigener sauvera les Tunis Sheep de l’extinction. Puis; à partir de 1893 à la grande exposition de Chicago, la race ovine d’origine tunisienne reprendra pied un peu partout, après avoir conjuré cette menace de disparition.

Le « Tunis Sheep » se développera alors dans le Midwest, à partir de l’Illinois et de l’Indiana où la famille de mon interlocuteur Joe Brewer est installée depuis 1894. Plus tard, en 1929, le « Tunis Sheep » sera considéré comme une espèce à préserver dans sa spécificité et son originalité.

Depuis, les descendants de Garamelli et Selima ont essaimé un peu partout et il est extraordinaire de constater comment ce qui n’était à l’origine qu’un simple cadeau de Hamouda Pacha, bey de Tunis, est devenu un motif de fierté pour de nombreux éleveurs américains.

Peut-être bien qu’un jour, par un détour dont elle a le secret, l’histoire finira-t-elle par ramener sous le ciel de Tunisie quelques uns de ces « Tunis Sheep » qui pourraient alors se trouver à l’origine d’une nouvelle lignée…

Nota Bene : Ce billet reprend l’essentiel d’une communication faite en décembre 2016 à l’occasion de la célébration du soixantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et les Etats-Unis d’Amérique.

Tags: guerre

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