Samir Dilou : « D’autres personnalités seront convoquées par la justice »

Le membre du comité de défense de Rached Ghannouchi et Ali Laarayedh Samir Dilou est revenu sur l’affaire de l’envoi de jeunes tunisiens dans les zones de conflit.

Dans des déclarations médiatiques, Samir Dilou a affirmé que d’autres personnalités politiques seront également convoqués par la justice dans cette affaire, affirmant que Rached Ghannouchi et Ali Laarayedh n’ont pas été auditionnés à ce sujet, mais plutôt au sujet des nominations à des postes politiques. Il rappelle que l’interrogatoire de ces deux personnalités va se poursuivre dans les prochains jours.

« Le dossier de l’envoi des jeunes dans des zones de conflit est vide, ils ont été interrogés au sujet des nominations et des promotions professionnelles », a-t-il encore expliqué.

S’agissant des autres personnalités qui pourraient être auditionnées, Samir Dilou a affirmé que certains avocats ont su que Noureddine Bhiri, Abderraouf Ayadi et Anouar Haj Ali allaient être également convoqués par la justice.

Le juge d’instruction a décidé de placer en garde à vue l’ancien chef du gouvernement et ancien ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh en garde à vue suite à son interrogatoire dans le cadre de l’affaire de l’envoi de jeunes tunisiens dans les foyers de tension.

Il a également décidé de remettre en liberté le président du parti Ennahdha Rached Ghannouchi dans le cadre de la meme affaire suite à un interrogatoire qui a duré plusieurs heures.

Retour sur les faits

Les deux dirigeants d’Ennahdha, Rached Ghannouchi et Ali Laârayedh se sont présentés séparément, lundi 19 septembre 2022, devant la brigade de lutte contre le terrorisme. Une comparution qui entre dans le cadre de l’affaire d’envoi de jeunes vers les foyers de tension.

Ali Lâarayedh s’est présenté le premier pour être entendu dans le cadre de cette affaire. Son avocat Samir Dilou, a, cependant dénoncé avoir été empêché ainsi que son collègue Noureddine Bhiri, d’accompagner Ali Lâarayedh.

Le président du mouvement Ennahdha, était, quant à lui accompagné de son avocat, Abdelfattah Mourou.

Les deux leaders d’Ennahdha comparaissent devant le juge d’instruction pour soupçons d’implication dans cette affaire sachant que jusqu’à présent, dix personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Il s’agit notamment de Habib Ellouze et Lotfi Seghaïer, le 14 septembre, et de l’ancien député (Ennahdha) et homme d’affaires, Mohamed Frikha qui a été placé en garde à vue, le 12 septembre sur décision du Parquet auprès du Pôle judiciaire antiterroriste. Le nom de Mohamed Frikha, ancien patron de la compagnie Syphax Airlines a souvent été évoqué dans l’affaire de l’envoi des jeunes vers les zones de conflit.

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