Phosphates : Un ancien ministre et un cadre de la CPG auditionnés

Des dossiers de corruption à la pelle, à la CPG

Un ancien ministre des Energies et des Mines et un cadre de la Compagnie des phosphates de Gafsa ont été auditionnés, hier lundi 1er août 2022, au siège de la brigade de police judiciaire à Gafsa, et devraient être traduits, aujourd’hui mardi, devant le ministère public au Tribunal de première instance de Gafsa.

Les concernés sont suspectés de corruption administrative et financière et de conflit d’intérêt.

Il s’agirait de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, nommé le 6 janvier 2016 au sein du gouvernement de Habib Essid, Mongi Marzouk, et qui a occupé de 2011 à 2014 le poste de ministre des Technologies de l’Information et des Communications d’abord dans le gouvernement de Hamadi Jebali et ensuite dans celui d’Ali Laârayedh.

C’est qu’à la suite de cette information, Mongi Marzouk vient de publier un post dans lequel il donne tous les détails d’un dossier concernant l’augmentation de la valeur des « tickets-repas » fournis aux ouvriers de la CPG, ceci en commun accord avec le syndicat et les instances gouvernementales et professionnelles concernées.

Mongi Marzouk précise que lors de sa prise de fonction en tant que ministre de l’Energie te des Mines en 2016, ce dossier avait été présenté au gouvernement pour approbation depuis plus d’un an, alors que les délais légaux ne devraient pas dépasser un mois.

L’ancien ministre rejette ces accusations et réclame justice, n’ayant, selon lui, aucun rapport avec ce dossier.

Il est à rappeler qu’environ 20 autres personnes sont recherchées dans le cadre de plusieurs affaires de corruption, dont des cadres de la CPG et des patrons de sociétés privées qui collaborent avec la Compagnie.

Alors qu’il semblerait que ces derniers ont refusé de comparaître devant les enquêteurs, au siège de la police judiciaire.

De lourds dossiers de corruption entre vol de matériel d’une valeur de 6 MD, transactions louches, contrats frauduleux pour l’acquisition d’engins lourds d’une valeur estimée à 12 millions de dinars, etc.

La CPG n’a fait que « souffrir », économiquement et financièrement, et depuis des décennies, de ses propres « enfants »…

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