Tunisie : La sphère politique réagit à la dissolution du CSM


La décision du président de la République de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a fait réagir la classe politique. Plusieurs partis et personnalités politiques ont, en effet, réagi à l’annonce à demi-mot de la dissolution de cet organe constitutionnel.

Le parti Amal Wa Aamal a estimé que cette décision enfreint encore une fois la Constitution, appelant les juges à observer une grève générale pour rejeter cette décision.

Pour sa part, le Courant démocratique a affirmé que cette décision intervient dans un processus individualiste entamé par le président de la République visant à s’accaparer du pouvoir.

Pour sa part, le secrétaire-général du parti Echaab Zouhayer Maghzaoui a soutenu cette décision affirmant que le CSM entrave le bon fonctionnement de la justice tunisienne et manipule les dossiers de justice.

En visite dans la nuit du samedi au ministère de l’Intérieur, le chef de l’Etat Kais Saied a annoncé à demi-mot la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature. « Le Conseil supérieur de la magistrature appartient au passé à partir de ce moment », a-t-il déclaré en présence du ministre de l’Intérieur et de hauts responsable sécuritaire.

Le président de la République affirme qu’un décret provisoire est en cours d’élaboration pour organiser ce Conseil.

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