Bureaucratie, mode d’emploi

Parfois, la réalité dépasse non pas la fiction mais plutôt l’entendement. On reste abasourdi en apprenant des mésaventures comme celles que vient de subir une jeune étudiante gabonaise.

Cette résidente en Tunisie s’est retrouvée en prison pour une question de visa périmé qui, de toute évidence, aurait pu être gérée différemment et surtout plus humainement.

Cette triste histoire a été diffusée sur les réseaux sociaux et a suscité une avalanche de commentaires et d’incompréhension.

Je vous invite à lire les propos de Adnane Belhadj Amor qui explique les faits et analyse leurs répercussions et enjeux.

« Walvina Francesca est une jeune gabonaise de 19 ans, étudiante en 2ème année de génie informatique à Sfax. Du 9 jusqu’au 19 octobre, elle a été détenue à la prison des femmes de Manouba et elle sera déférée devant la justice le 25 octobre.

Devinez pourquoi. Tout simplement parce que son titre de séjour était venu à expiration une semaine avant et qu’elle ne l’avait pas encore renouvelé.

D’ailleurs, samedi 9 octobre, elle fut arrêtée à la station de péage de Mornag, alors qu’elle se déplaçait à Tunis pour retirer sa carte consulaire auprès de l’ambassade de son pays, document qui devait lui servir pour l’obtention du renouvellement de sa résidence.

Imaginez un peu, votre fille étudiante à l’étranger qui se retrouve en prison pour une raison pareille.

Je suis certain que si Walvina était européenne, cela ne se serait jamais passé pour elle comme ça.

Certains se demandent pourquoi Marine Le Pen et Éric Zemmour ne veulent plus d’étrangers en France. Eux au moins ne demandent pas de jeter en prison ceux qui ont déjà une carte de séjour étudiant et qui n’ont pas eu le temps de procéder à son renouvellement.

Quelle idée sommes-nous en train de donner de ce pays et quelle pratique de la loi sommes-nous en train de faire? »

Adnane Belhadj Amor résume à la perfection le sentiment général. Que dire de plus ? Peut-être un souhait : puissent les avocats se mobiliser et apporter leur soutien à une jeune femme prise dans un engrenage qui nous dépasse tous.

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