Dix ans pour saper les fondements de l’État national

Selon Kais Saied, l’État tunisien, au bord de l’effondrement avait besoin d’un sursaut national quitte à passer par une transition d’exception.

A bien y réfléchir, l’analyse du chef de l’État n’est pas très éloignée de la réalité. Car, dix années durant, les islamistes au pouvoir ont systématiquement taraudé les fondements de l’État national sous prétexte d’en extirper les relents de l’ancien régime.

Multipliant les écrans de fumée, prônant des alliances contre nature, les islamistes d’Ennahdha ont profité de la conjoncture pour infiltrer tous les rouages de l’État tout en les démantelant méthodiquement.

Cette stratégie conquérante visait à debourguibiser la Tunisie selon les dires des islamistes qui ont profité de leur passage au pouvoir pour faire payer un tribut écrasant à l’État sous forme de compensations.

De plus, des dizaines de milliers de militants islamistes ont été injectés dans la fonction publique sans autre forme de procès. Cette mentalité du butin répondait par ailleurs à des arrière-pensées politiques et idéologiques puisqu’il fallait abattre l’État tel qu’il était pour ouvrir la voie à une « indépendance véritable ».

Ce projet idéologique a mis en lambeaux le service public et détruit bien plus qu’il n’a construit alors qu’un parti prédateur s’abritait derrière une démocratie factice et une constitution faite sur mesures.

De manière obsessionnelle, Ennahdha a cherché à détruire l’État national au profit de ses clients et pourvoyeurs de fonds. C’est un fait établi et indiscutable découlant d’une stratégie a-nationale prônant l’Oumma et le califat contre les États nationaux.

Le retour du pendule enclenché le 25 juillet 2021 a mis un terme à cette oeuvre de destruction et remis à sa juste place l’État national que des générations de Tunisiens ont contribué à construire.

Malheureusement, la Tunisie reste une cible pour les islamistes de tous bords et il appartient à son peuple toutes tendances confondues de déjouer les plans impérialistes endogènes et la conspiration islamiste contre les libertés fondamentales.

Pour cela, un sursaut républicain était nécessaire. Désormais, c’est d’un souffle profond, démocratique et national, dont nous avons besoin pour redresser notre économie et notre État qui sont il est vrai menacés d’effondrement.

Après dix ans de destruction sous couvert d’un jeu démocratique autant factice que pervers, après dix ans de transition immobile et souvent vénale, il est temps de reprendre la main au nom de la Tunisie et sortir de ce tunnel islamiste.

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