Raoua Tlili obligée de vendre ses médailles pour payer ses factures !

Après Walid Ktila, c’est au tour de la championne mondiale et paralympique tunisienne, Raoua Tilili, de se trouver dans une situation désolante.

Malgré ses innombrables exploits, Raoua a vu le versement de son salaire suspendu suite à une décision de la délégation régionale à la jeunesse.

« Aujourd’hui, je vis une tragédie. Après avoir hissé haut le drapeau de la Tunisie aux Jeux Paralympiques, le versement de mon salaire a été suspendu. », a-t-elle déclaré ce vendredi 15 octobre 2021.

« Je ne peux pas concilier travail et entraînement et c’est pour cette raison que je n’ai pas travaillé dans la délégation depuis 2012. C’est le problème des athlètes et entraîneurs d’élite ».

Elle a confirmé que la délégation avait contacté la fédération et l’avait informée de la nécessité pour l’athlète de rejoindre son poste de travail. « Je n’ai pas refusé de rejoindre mon poste de travail mais j’ai déclaré à maintes reprises que je ne pouvais pas concilier l’entraînement en tant qu’athlète de l’équipe nationale avec le travail. », ajoute Raoua.

Elle a confirmé sur Mosaique fm que la Société tunisienne d’électricité et de gaz avait coupé l’électricité de sa maison en raison du non paiement de la facture, et ce immédiatement après son retour des Jeux Paralympiques de Tokyo. Et de regretter que cette situation va l’obliger à vendre ses médailles d’or pour survivre.

Malheureusement, l’exemple de Raoua Tlili est le miroir de la situation de la majorité des athlètes tunisiens.

Walid Ktila, six fois médaillé olympique dans la discipline course sur fauteuil roulant de la catégorie T34 (5 or et 1 argent), dont deux médailles d’or décrochées lors des derniers JO de Tokyo, a révélé n’avoir pas obtenu les primes nécessaires pour se préparer à la Coupe du monde.

« Avant de partir pour les derniers Jeux paralympiques, la ministre de la Jeunesse et des sports (Sihem Ayadi) m’avait assuré que j’allais recevoir les fonds pour les préparatifs. Depuis son limogeage, nous sommes revenus au point zéro.

Actuellement, j’ai des difficultés à payer mon loyer », ajoutant que « la situation a viré au ridicule avec des directeurs au ministère, qui font désormais du chantage et négocient les contrats à la baisse, sans prendre en considération l’importance des compétitions ou les conditions de vie des athlètes paralympiques », a-t-il lancé.

Et dire que nos athlètes paralympiques font la fierté de leur pays à chaque joute et dans toutes les compétitions internationales.

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