Yosra Frawes : L’Etat est le premier responsable des meurtres de femmes tunisiennes


Tuée par son mari, un agent de la Garde nationale, en raison d’un différend familial, le cas de Refka Cherni, 26 ans, rouvre le débat autour de la violence conjugale en Tunisie.

Agée de 26 ans, la victime , Refka Cherni, était maman de trois enfants. Elle avait porté plainte à plusieurs reprises, dont la dernière date de vendredi 7 mai 2021, contre son mari.

Yosra Frawes, présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), dénonce un laxisme de la part des autorités. Pour, elle l’Etat tunisien n’est pas en mesure de protéger les femmes victimes de violence conjugale.

Prenant la parole sur les ondes d’Express FM, elle explique que dans ce cas, les autorités tunisiennes n’ont pas pu prévoir ce meurtre d’autant plus que la victime a porté plainte pour violence conjugale, ajoutant que l’Etat tunisien est le premier responsable de ce genre de meurtres.

Elle a expliqué dans ce contexte que la violence cible les femmes à cause de leur genre appelant à renfoncer les dispositifs sécuritaires et judicaires visant à protéger les femmes.

Sur les réseaux sociaux le décès de Refka Cherni a relancé le débat sur la violence conjugale et les féminicides en Tunisie.

Dans un pays censé être « protecteur de la femme », la victime s’est vue refuser l’aide et le soutien qu’elle demandait et a perdu la vie après avoir eu le courage de dire « non » à son agresseur.

Les hashtags « Say Her Name », « Dites son nom » et « Refka Cherni » ont été partagés par des centaines d’internautes qui ont crié au scandale et dénoncé l’impunité et la banalisation de la violence contre les femmes, notamment dans les médias et les feuilletons que des millions de familles regardent.

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