Makhlouf : « Nabil Karoui victime d’une injustice ! »

Ennemis d’hier amis et alliés d’aujourd’hui. Les députés de la Coalition Al-Karama ne ratent aucune occasion pour blanchir le président du parti Qalb Tounès, Nabil Karoui.

Intervenant ce lundi 22 mars sur Nessma TV, le fondateur de ladite coalition Seifeddine Makhlouf est allé jusqu’à dire que Nabil Karoui est opprimé et victime d’une injustice et paye le prix de ses positions politiques.

Pour lui, Karoui est en prison rien que pour avoir refusé de « s’inscrire dans les agendas de la corruption et des plans politiques ».

Essayant de blanchir Nabil Karoui, Seifeddine Makhlouf a affirmé que le dossier judicaire du fondateur du parti Qalb Tounès est vide, et qu’il se base seulement sur les avis d’experts. « Je défis quiconque de nous montrer les crimes financiers commis par Nabil Karoui », a-t-il ajouté.

Et d’ajouter que l’emprisonnement de Nabil Karoui « intervient sur fond d’un complot politique car ce dernier n’a pas voulu exclu aucun parti politique ».

La chambre d’accusation près le pôle judiciaire économique et financier a annulé, récemment la décision de libérer l’homme d’affaires Nabil Karoui sous caution, prononcée le 24 février écoulé par le juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier.

Le 3 mars courant, la chambre d’accusation près le pôle judiciaire économique et financier avait décidé de reporter au 10 mars l’audience de l’affaire du président du parti  » Qalb Tounes  » Nabil Karoui, à la demande de la défense.

Le 24 février, le procureur général près la Cour d’appel de Tunis avait interjeté appel de la décision de libérer Nabil Karoui sous caution (10 millions de dinars) prononcée le même jour par le juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier.

L’homme d’affaires et patron de la chaîne de télévision privée Nesma TV Nabil Karoui a été arrêté le 24 décembre 2020 suite à un mandat de dépôt émis à son encontre pour soupçons de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, une affaire qui lui avait déjà valu une première arrestation en 2019.

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