Enregistrement fuité : Appels à ouvrir une enquête judiciaire

Samedi soir, des réseaux sociaux ont diffusé un enregistrement audio attribué au président du bloc démocratique à l’ARP, Mohamed Ammar, dans lequel il aurait accusé Mohamed Abbou de vouloir détruire la justice et d’être derrière le dossier de l’affaire des magistrats Taieb Rached et Béchir Akremi.

Dans ce document fuité, pdeux députés Rached Khiari (ex-Al Karama) et Foued Bedhief (indépendant) indiquent que Mohamed Ammar et Mohamed Abbou font partie d’une machination ayant notamment pour mission de faire pression sur la justice dans plusieurs dossiers dont celui de Nabil Karoui.

Le député et président du bureau politique de « Qalb Tounes », Iyadh Elloumi, a appelé le parquet à l’ouverture d’une instruction sur les propos attribués à Mohamed Ammar, fuités dans un enregistrement audio.

Cet enregistrement audio évoque, « la mainmise du président de la République sur la justice, par l’intermédiaire de son épouse » et souligne que le palais de Carthage s’est transformé en un lieu dans lequel « des complots sont tramés pour frapper la justice ».

Par ailleurs, le député Mohamed Ammar accuse l’ancien secrétaire général du Courant démocrate, Mohamed Abbou, de vouloir « détruire la justice » et « semer la zizanie » dans le corps des magistrats.

Dans déclaration à l’agence TAP, Iyadh Elloumi a réclamé l’audition, en temps que témoins, du président de la République et de son épouse, de Mohamed Abbou et des deux magistrats Taïeb Rached et Béchir Akremi.

Le dirigeant du parti Ennahdha Noureddine Bhiri s’est exprimé sur l’enregistrement audio fuité du député Attayar Mohamed Ammar, dans un statut publié sur les réseaux dimanche 14 mars 2021.

De son côté, Noureddine Bhiri (Ennahdha) a également appelé à l’ouverture d’une enquête sur l’enregistrement en question qu’il a qualifié, dans un statut Facebook, publié hier soir, de « dangereux », « choquant » et de « trahison ».

Le député a notamment mis en garde contre les dangers des propos tenus par Mohamed Ammar, estimant que l’Etat et l’indépendance de la justice sont menacés et appelé à ce que l’enquête qui va être menée implique le président de la République, le Parlement, la justice et les instances constitutionnelles.

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