Tunisie : Les troubles nocturnes surmédiatisés à l’étranger !

CP : Y. Gaidi

En consultant les informations sur la Tunisie venues de l’étranger, on a l’impression que le pays connaît une deuxième révolution.

Ces derniers événements, même s’ils révèlent une tension et un profond malaise sociaux, sont devenus habituels chaque année, en janvier, connu comme étant le mois des protestations.

Sauf que ces événements ont été largement médiatisés à l’étranger, et parfois exagérés à des fins inconnues. Tous les médias français, britanniques, arabes et autres ont en effet relayés ces informations sans pour autant donner l’image telle qu’elle est. Idem pour les agences de presse internationales qui ont associé ces troubles à une deuxième révolte populaire.

L’Express a par exemple lié ces événements à la commémoration de la date symbolique du 14 janvier. Idem pour le média numérique Brut, qui fait état de l’éclatement de grandes émeutes dix ans après le départ de Ben Ali.

Le Courrier International a pour lui choisi de titrer son article : « Tensions. Nuit après nuit, les émeutes se renforcent en Tunisie », pour dire que le « mouvement gagne le cœur de la capitale et les classes moyennes ».

Pour sa part, La Croix est allé jusqu’à dire qu’en Tunisie le désarroi fait place à la colère. Dans un reportage, le média évoque des villes qui s’embrasent les unes après les autres en Tunisie, où la colère de la population a explosé en ce week-end de commémoration de la révolution.

Deutsche Welle rapporte pour sa part que l’Armée Nationale a été déployée après de violents émeutes en Tunisie.

L’agence Associated Press accuse pour sa part un faible rendement des politiciens tunisiens qui est à l’origine de la colère des jeunes. « A third of the North African nation’s young people are unemployed. This and Tunisia’s prolonged economic crisis — aggravated by the coronavirus pandemic — have fueled the anger. Protests have notably rocked impoverished towns in the interior of the country but also reached bigger cities on the coast », a-t-on écrit.

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