Le COLEC appelle les autorités tunisiennes à abolir la criminalisation du cannabis

Suite à la décision historique de la Commission des stupéfiants des Nations Unies d’annuler l’inscription de la plante de cannabis en tant que drogue dangereuse et de l’inscrire sur la liste des substances ayant des avantages médicinaux, le Collectif pour la Légalisation du Chanvre (COLEC) informe l’opinion publique de sa démarche.

Cette décision fait suite aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé dont les recherches ont prouvé les bienfaits thérapeutiques du cannabis. Elle a été votée à la majorité absolue des Etats membres, dont le Maroc, précise le COLEC.

Après cette reconnaissance internationale, scientifique et médicale, le COLEC appelle le gouvernement et le parlement tunisien à :

1. Abolir immédiatement la criminalisation de la consommation de cannabis, qui a conduit 200.000 Tunisiens en prison, l’un des griefs les plus récents de la République tunisienne.

2. Organiser une conférence nationale sur le cannabis, avec la participation d’acteurs politiques, de la société civile et d’experts internationaux, afin de rédiger un document de travail sur la légalisation du cannabis en Tunisie et la légalisation de son usage médical et industriel ; du fait de l’acceptation internationale de la culture de la plante de cannabis et de son usage médical et industriel, et face à l’effondrement de l’économie nationale, au chômage et à la pauvreté de la jeunesse tunisienne.

Le COLEC tient à remercier tous les militants du monde entier qui ont contribué à retirer le cannabis de la quatrième annexe, et plus particulièrement l’ami du Collectif Farid Qahwish.

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