Le min. de la Justice répond aux Juges : « Notre priorité, ce sont les régions défavorisées »


Les magistrats mènent actuellement une lutte acharnée pour améliorer leurs conditions socioprofessionnelles. Mais pour les autorités, il n’est pas question de se pencher sur leurs réclamations dans ces conditions économiques.

En effet, c’est ce qu’a laissé entendre le ministre de la Justice Mohamed Boussetta qui a appelé ce vendredi 27 novembre les magistrats qui réclament des majorations salariales à prendre en considération la situation financière du pays et les nombreuses difficultés auxquelles elle fait actuellement face.

Auditionné par la commission de législation générale à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le ministre a souligné que les régions défavorisées, et les jeunes sans-emploi à travers le pays devraient bénéficier de toute la priorité du gouvernement.
Le ministre a dit comprendre les revendications sociales des magistrats, estimant  » difficile pour le moment d’augmenter les salaires, en raison de la crise économique que traverse le pays.

 » Le gouvernement se penche actuellement sur la mise en place d’une approche pour résoudre les problèmes en suspens notamment en ce qui concerne le budget l’Etat « , a -t-il affirmé.

Par ailleurs, le ministre a assuré que son département va prendre en charge les frais de soins des magistrats qui ont été infectés par la pandémie de coronavirus.

Le bureau exécutif de l’Association tunisienne des magistrats (AMT) a appelé le gouvernement à être plus positif dans le traitement de tous les points discutés et à accélérer leur réponse afin de défendre l’intérêt national.

Il a appelé au prolongement de la grève de trois jours supplémentaire, au samedi 28 novembre 2020, jusqu’à ce qu’un accord qui définisse des solutions définitives aux revendications en cours de négociation soit trouvé.

Il est à noter que l’Association des magistrats avait annoncé une grève générale de cinq jours à partir du lundi 16 novembre, pour protester contre les conditions de travail désastreuses dans les tribunaux en plus de la détérioration des conditions matérielles des juges et du retard observé dans le traitement du dossier de la réforme judiciaire.

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