La FTR donne sa version des faits après la polémique sur les rugbymen du Zimbabwe

Une grosse polémique a éclaté hier suite à une situation insolite qui vu les joueurs de la sélection zimbabwéenne de rugby dormir dans la rue ! Beaucoup de bruit et de vives réactions dans le monde du rugby se sont succédés.

Pour rappel, les joueurs de la sélection du Zimbabwe ont passé la nuit du lundi 2 au mardi 3 juillet dans les rues de Béjà, où elle doit affronter l’équipe nationale tunisienne le 7 juillet, un match qualificatif à la coupe du monde, Japon 2019. Raison invoquée, le logement mis à leur disposition par la Tunisie que les Zimbabwéens ont qualifié d’indécent.

Rugby Africa, organe administratif de la Fédération internationale du rugby en Afrique et la Fédération tunisienne de rugby (FTR) ont aussitôt déploré cette situation tout en s’excusant auprès du Zimbabwe pour cette situation regrettable.

Ce mercredi 4 juillet, la Fédération tunisienne de rugby a tenu à apporter des précisions sur les événements qui ont conduit la délégation zimbabwéenne a passé la nuit dans la rue. Elle donne sa version des faits et apporte des éclaircissement sur les raisons qui auraient conduit la délégation du Zimbabwe a passé la nuit dehors plutôt que dans l’hôtel (2 étoiles et homologué par le Ministère du Tourisme) qui lui avait été attribué en vue du match face à la Tunisie dans le cadre la Rugby Africa Gold Cup.

Dans un communiqué, Tunisia Rugby explique que des tensions sont apparues dès l’arrivée de la sélection à l’aéroport. Confronté au règlement des frais de visas d’entrées sur les territoires tunisiens (60 dinars par personne, soit 20 euros environ), le team manager du Zimbabwe aurait refusé de payer.

Un joueur avait précisé mardi qu’ils n’avaient pas reçu leur prime de match ni leurs indemnités journalières du séjour au Kenya. Selon le communiqué, « Rugby Afrique avait bien notifié la fédération zimbabwéenne des frais relatifs aux visas. » Il aura fallu l’intervention de la directrice de Rugby Afrique pour que le team manager du Zimbabwe accepte de payer après six heures d’attente.

Partis sans leurs passeports, qui leur seront remis plus tard, et après « un déjeuner offert par la Fédération Tunisienne [et] transfert en bus climatisé », les joueurs du Zimbabwe sont arrivés à l’hôtel à 20h. « Vers le coup de 23h00, le team manager zimbabwéen a émis des réserves quant à l’état de la salle de bain de l’une des chambres, à l’absence d’une piscine et à la faiblesse du débit internet.

Ainsi, il a commencé à parler de quitter l’hôtel sous prétexte qu’il n’est pas décent », indique le communiqué. Ce n’est que le lendemain, et alors que les joueurs avaient passé la nuit dehors à la demande du chef de délégation, que l’équipe du Zimbabwe a été transférée dans un autre hôtel « où ils ont émis leur satisfaction avec des excuses auprès du président de la commission d’organisation. »

A 6H30 du matin et après les efforts et les interventions du comité d’organisation et des membres de la fédération tunisienne, l’équipe du Zimbabwe a été transférée à l’hôtel Al Rawabi à Nefza.

Concernant l’hôtel, incriminé, la FTR rappelle que l’organisation de cet événement, s’est faite selon le cahier de charges de la commission désignée pour assurer le bon déroulement de cette rencontre sportive.

Après plusieurs visites des lieux de la rencontre et des sites d’hébergement, après diverses réunions avec les autorités locales (Gouverneur, Maire, Commissaire Régional aux Sports…) et après étude du manuel du tournoi et du cahier de charges, l’hôtel Aladino a été choisi comme lieu d’hébergement de l’équipe du Zimbabwe. L’hôtel est à proximité du stade où se déroulera le match et répond aux critères du cahier de charges (un hôtel 2 étoiles et homologué par le Ministère du Tourisme).

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