Slim Riahi, retour sur la fortune colossale du « Berlusconi tunisien » !

Candidat à l’élection présidentielle en 2014, président du Club Africain, président du parti politique l’Union Patriotique Libre, les casquettes sont multiples, pour identifier Slim Riahi, mais aujourd’hui il est présenté comme étant un homme d’affaires dont les avoirs ont été gelés.

En effet, le gel des comptes bancaires et des avoirs de Slim Riahi, soupçonné de blanchiment d’argent, est actuellement au cœur du débat, un débat qui s’ouvre de nouveau sur une fortune colossale. Comment a-t-il pu créer une telle fortune estimée à des milliards de dollars malgré son jeune âge ? Les origines de son enrichissement restent opaques.

Après la révolution et dès son retour en Tunisie pour se lancer dans une vie politique ambitieuse, des informations ont circulé sur les relations le liant ainsi que sa famille aux cercles de pouvoir de l’ancien président libyen, Mouammar Kadhafi.

Des informations évoquées même par Le Monde qui qualifie Riahi du « Berlusconi tunisien », affirmant que l’homme d’affaires aurait entretenu des liens étroits avec la famille de l’ex-dictateur libyen, de quoi fonder sa fortune dans l’immobilier et le pétrole.

Mais, Riahi, fils d’un nationaliste arabe opposé à Habib Bourguiba qui avait exilé toute sa famille en Libye, affirme que sa fortune se doit à des années de travail acharné grâce à sa réussite dans les affaires d’aviation, de pétrole et d’immobilier qu’il gérait depuis Londres.

Classé le plus riche en Tunisie

En 2014, un rapport annuel de la Société singapourienne Wealth-X, a classé Riahi à la tête des hommes d’affaires les plus riches en Tunisie.

Le rapport estime que les personnes disposant de plus de 30 millions de dollars, soit environ 46 millions de dinars, en prenant considération les biens personnels et l’immobilier, sont considérées comme étant les plus riches.

D’après ce classement, Slim Riahi, devance des hommes d’affaires très connus pour leurs fortunes considérables, comme Abdelwaheb Ben Ayed, PDG du groupe Poulina,  Néji Mhiri, président de la chaîne hôtelière El Mouradi, Hamdi Meddeb, PDG du groupe Délice, Marouane Mabrouk, PDG du groupe Mabrouk et enfin Hamadi Bousbiaa, PDG du Groupe SFBT.

Mais pour se rapprocher encore plus de la réalité de sa fortune, pour Slim Riahi, « 450 millions de dinars ne lui font bouger aucun cheveu ».  Une affirmation qui a été faite aux médias à l’issue de sa comparution devant le juge d’instruction auprès du pôle judiciaire financier suite à une procédure engagée à son encontre sur fond de soupçons sur le blanchiment d’argent et de transfert illicite d’argent. Une poursuite qui lui a valu le gel de ses biens en Tunisie.

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