Neji Jalloul : « Ministre jusqu’à 2019, BCE jusqu’à 2024 ! »

Le ministre de l’Education, Neji Jalloul est revenu, lors d’une interview accordée au journal Maghreb Street (acharaa al magharibi), sur les derniers changements survenus au sein de son équipe de travail.

Le ministre a indiqué que ces changements sont nécessaires pour la réforme éducative. Chose qui avait d’ailleurs été confirmée par Jalloul lors de la troisième édition du Dialogue Euro-Arabe pour les jeunes, lorsqu’il a indiqué à Jawhara FM, samedi 25 mars, qu’il n’y avait pas de limogeage mais plutôt de changement imposé par une nouvelle étape.

Lors de l’interview publiée ce lundi 27 mars 2017, le ministre a ajouté qu’il compte rester à la tête du ministère jusqu’à 2019.

« Je ne vois pas l’intérêt de quitter le ministère avant 2019, puisque mon parti et moi allons nous présenter aux prochaines élections. Ceux qui estiment que j’ai échoué dans ma mission sont les ennemis de la réussite, parce j’ai réussi », a expliqué Jalloul.

Un deuxième mandat pour Caïd Essebsi

Dans un autre contexte, le ministre a évoqué sa relation avec le Chef du gouvernement, « puisqu’ils étaient dans le même parti et partagent les mêmes convictions ».

Jalloul a ajouté qu’il soutiendra le président de la République s’il souhaite gouverner pour un second mandat de cinq ans en 2019.

Dossiers de corruption

Évoquant la corruption au sein du ministère de l’Éducation, le ministre a souligné qu’il a réussi à traiter plusieurs dossiers de corruption liés principalement au travail administratif et aux recrutements anarchiques.

« Nous avons préparé une liste noire de 160 médecins impliqués dans l’affaire des congés de maladie longue durée et le Conseil national de l’ordre des médecins de Tunisie a pris les décisions nécessaires à leur égard. Je considère que je suis le seul qui a déclaré la guerre contre la corruption », a-t-il ajouté.

Je ne démissionnerai pas !

Rappelons que le ministre de l’Education avait indiqué vendredi 24 mars 2017, dans une déclaration accordée au journal Le Maghreb, qu’il ne quitterait pas son poste.

Jalloul avait ajouté que sa démission viendrait soit suite à la demande du Chef du gouvernement, soit s’il est incapable de poursuivre sa mission à la tête de son ministère.

Selon lui, la démission touchera à la souveraineté et au prestige de la République et de ses institutions, et que pour cette raison il ne démissionnera pas.

I.B.

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