Chafik Jarraya se lâche : Akremi, « un chien de Kamel Letaïef », Marzouk, « un traître », Riahi « un apprenti-brouettier »

Décidément, depuis qu’il a été frappé de disgrâce par le clan Essebsi, Chafik Jarraya est devenu la coqueluche des médias férus de clashes et autres prises de bec. Devenu en quelque sorte un paria de la classe politique, ce brouettier de son état, comme il l’affirme avec fierté, a mis un peu d’animation, et continue à le faire en ces temps difficiles et tristement moroses.

Bref, après avoir tiré sur tout ce qui bouge (et ne bouge pas), il s’est vraisemblablement agrippé à Lazhar Akremi, qui, auparavant et dans une condescendance purement médiatique, l’a taxé de contrebandier.

Pour Akremi, Jarraya est lié au terrorisme

Jarraya s’est carrément lâché, déployant toute sa hargne pour couvrir Akremi d’opprobres et ça va jusqu’aux insultes de premier degré. C’est, ce mercredi, dans Midi Show de Mosaïque FM, émission qui tente de tirer le maximum du personnage jusqu’à en faire un habitué, que Jarraya s’est lâché.

Pour l’histoire, dans le même Midi Show de la veille, Lazhar Akremi a lancé de graves accusations visant Chafik Jarraya, indiquant que ce dernier n’a jamais été un homme d’affaires mais un contrebandier qui a fait fortune à travers des pratiques frauduleuses. Akremi a également indiqué que Chafik Jaraya est lié au terrorisme notamment à Abu Iyadh, terroriste fortement recherché par l’Etat tunisien.

Pour Jarraya, Akremi espérait boire un café avec lui

Chafik Jarraya est donc intervenu sur les ondes de Mosaïque FM, indiquant que Lazhar Akremi s’est rendu à son domicile à plusieurs reprises et espérait boire un café avec lui. Il a ajouté qu’il l’a abordé également pour différents services, notamment pour mettre à sa disposition des véhicules en cas de besoin.

Pour Chafik Jaraya, Lazhar Akremi est un schizophrène et qu’il constitue un danger pour la société. « Lazhar Akremi est un malade qui s’est fait hospitaliser à plusieurs reprises et j’ai les preuves de ce que j’avance ». Pour Chafik Jaraya, il se fait passer pour un avocat et pour un écrivain et qu’il a des troubles psychologiques car il adopte plusieurs personnages.

Par ailleurs, Chafik Jaraya a estimé que Lazhar Akremi travaille sous les ordres de Noureddine Ben Ticha et qu’il veut par tous les moyens recouvrer un poste ministériel, le traitant, au passage, d' »un des chiens de Kamel Letaïef ».

Jaraya a annoncé, entre autres, qu’il a intenté un procès à l’encontre de Lazhar Akremi pour diffamation.

La « brouette » de la révolution

Il faut dire que depuis belle lurette, on n’est plus dans la diffamation, on est quasiment dans l’insulte de bas de gamme, de part et d’autre. Sur le plateau de Nessma il a traité Slim Riahi de son « fils » (par condescendance). Et pour encore plus le rabaisser, il affirme, sur le même plateau, que du temps où il avait une brouette à Sfax, il laissait le soin au même Riahi de la lui garder quand il allait faire une sieste.

Il ironise même sur sa fonction de brouettier en y attribuant la symbolique de la révolution. « La révolution de la brouette », n’est-ce pas renchérit-il, non sans cynisme.

Pour revenir au clash de la journée, lui et Akremi n’y vont pas de main morte. Akremi avait même promis un « camion d’eau de Javel » pour « désinfecter » Jarraya, et ce dernier l’a traité ni plus, ni moins de « goujat ».

Sur ce même plateau de Nessma où on donna, visiblement, l’occasion à Jarraya de régler ses comptes, Ben Ticha, conseiller à la présidence a été qualifié de « vil » et de « mouchard » et Marzouk de « traitre », pour ne citer que ceux-là.

Faut-il s’attendre à une escalade dans ces effusions où est-ce que les principaux protagonistes nous font un énième show médiatique, pour se revigorer et faire croire aux plus incrédules que la guerre est à son apogée ?

Imed BEN HAMIDA

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