Municipales françaises – Le seul Franco-tunisien élu dès le 1er tour obtient 100%

Samir Triki
Samir Triki

 

• Rafika Rezgui en ballotage favorable pour le second tour

Résultats mitigés pour la cinquantaine de candidats franco-tunisiens aux élections municipales françaises, dont le premier tour a eu lieu dimanche dernier. Un seul de ces candidats a réussi, ainsi, à se hisser, dès le premier tour, au poste de maire. Et de quelle manière !

Dr. Samir Triki, né à Sfax en 1954, a conservé son mandat à la tête de la mairie de Lavault-Ste-Anne (2000 habitants) – dont il est maire depuis 2001 -, avec un score «soviétique» de 100% des votes. Sur les 912 inscrits dans la liste électorale de la commune, 640 ont exercé leur droit de vote en faveur de cette unique liste candidate.

Maire sortante de Chilly-Mazarin (20.000 habitants), Rafika Rezgui (avocate en droit international), tête de la liste du Parti Socialiste (PS), est arrivée à la première place avec 34,6% des voix, et devrait, logiquement, emporter le second tour des élections.

Egalement maire sortante, Sonia Dahou (cadre des finances publiques), candidate du PS à Les Ulis (25.000 habitants), n’est arrivée qu’en seconde place, avec 34,8%, et est placée en ballotage défavorable.

Pierre Cohen (né en 1950 à Bizerte d’un père juif tunisien militaire) risque, lui aussi, de perdre la mairie de Toulouse, sa liste du PS étant arrivée en seconde position, avec 31,6%, derrière le candidat de l’Union de la Droite, Jean-Luc Moudenc (38,2%).

Encore en lice pour le second tour, Lotfi Ben Khelifa, 42 ans et originaire de Kébili, tête de la liste «Ensemble pour Vénissieux», portée notamment par le Parti socialiste (PS) et le Parti radical de Gauche (PRG), est arrivé en 3e position à Vénissieux (60.000 habitants). Ancien éboueur et actuellement agent de maîtrise à la direction de la propreté au Grand Lyon, Ben Khelifa n’a réussi à obtenir que 15% des voix dans cette ville d’où est originaire la députée d’Al Massar, Karima Souid.

La claque du premier tour, pour les candidats franco-tunisiens, est à mettre au crédit de Razi Hamadi, candidat du PS à Montreuil (100.000 habitants), qui n’a recueilli que 9,8% des suffrages, pour une place de sixième.

Marqué par une poussée du Front national (Extrême droite), le premier tour des élections municipales françaises a constitué un vote sanction pour les Socialistes au pouvoir. Cela expliquerait, en partie, les résultats mitigés des candidats franco-tunisiens, en grande majorité membres des listes du PS.

A noter que le second tour de ces municipales aura lieu ce dimanche 30 mars.

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