Affaire Belaid : Nizar Senoussi accuse Laarayedh de carence et exige sa démission

Nizar Snoussi, membre du comité de défense du martyr Chokri BelaidMaitre Nizar Senoussi, membre du comité de défense du martyr Chokri Belaid, vient de révéler sur les colonnes du quotidien « Echourouk » que le ministre de l’intérieur de l’époque, c’est-à-dire lors de l’assassinat du leader des Patriotes Démocrates, et actuel premier ministre, M. Ali Laarayedh a donné de fausses informations lors de sa fameuse conférence de presse tenu au cours du mois de février en affirmant que « Kamel Gadhgadhi, l’un des assassins présumés, était cerné dans les hauteurs de Jendouba et du Kef et était sur le point d’être arrêté, alors qu’en réalité il était dans le grand Tunis et est demeuré pendant une longue période entre Raoued et la Cité El Ghazala dans le gouvernorat de l’Ariana. »

Cette version de Maitre Nizar Senoussi s’est clarifiée à partir des interrogatoires menées des individus appréhendés ces derniers temps dans le cadre du double assassinat de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

A ce propos, Maitre Nizar Senoussi considère que le gouvernement et plus particulièrement Ali Laarayedh et les responsables sécuritaires assument au moins une responsabilité politique et morale dans ce crime estimant qu’ils « ont fait preuve de carence voire de complicité y compris après la découverte de la transmission des interrogatoires des personnes arrêtées aux fuyards. »

Se fondant sur ces allégations, Maitre Nizar Senoussi demande l’ouverture d’une enquête par le ministère public sur ces fuites des interrogatoires et la démission du premier ministre et des responsables sécuritaires.
Ensuite, il ajoute que le gouvernement actuel assume la responsabilité de n’avoir pas encore qualifié le mouvement « Ansar Echariaa » comme étant une organisation terroriste alors que son leader, le dénommé Abou Iyadh, fait l’objet d’un mandat d’arrêt national et international, que cette organisation fait partie de l’organisation d’El Qaida avant de rappeler que ce même Abou Iyadh avait pu s’enfuir de la mosquée El Fath à Tunis alors qu’Ali Laarayedh était ministre de l’intérieur.

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