Quand le gouvernement pioche dans le sable !

EnnahdhaLe gouvernement aurait mis sur pied une commission spéciale qui aurait pour mission la révision des désignations aux postes sensibles dans l’administration régionale et locale ou dans les établissements publics et entreprises publiques. La création de cette commission ferait suite à la revendication de l’opposition mais aussi des organisations nationales (UGTT, UTICA, etc.), des associations et même de la part d’un des alliés au sein de la Troïka, le FDTL (Ettakatol) d’annuler les nominations ayant un caractère partisan qui font planer un doute certain quant à la sincérité et à la transparence de futures élections dans le pays.

A ce titre, il convient de signaler que les nominations décidées par le gouvernement Jebali et poursuivies par le gouvernement Laarayedh concerneraient 19 sur les 24 gouverneurs en exercice, 200 sur les 207 délégations spéciales à l’échelle des municipalités, la grande majorité des premiers délégués et des délégués, à la tête des entreprises et des établissements publics ainsi que dans les administrations centrales, selon les chiffres d’Akher Khabar.

Autrement dit, la Troïka, et principalement Ennahdha tente de se positionner, utilisant les mêmes procédés que ceux du défunt RCD, au sein de tous les rouages de l’Etat.
Il semblerait que cette commission aurait mis au point des critères «scientifiques» afin de déterminer les profils des responsables qui seront désignés et aurait décidé d’examiner, dans un premier temps, le cas de 105 de ces nominations.

Reste que cette commission, dont on ne connait rien sur la composition et le fonctionnement, ne peut bénéficier d’aucune fiabilité dans la mesure où elle est désignée par un gouvernement qui a perdu lui-même toute légitimité et toute crédibilité. Elle est une vaine tentative, et trop tardive, à la campagne «Errahil» qu’engage l’opposition contre ces nominations partisanes et dont le lancement est prévu pour le début de la semaine prochaine.

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