Lotfi Ben Jeddou pointe du doigt des activistes d’Ansar Achariaâ

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Suite aux opérations anti-terroristes menées entre hier et ce matin par des forces spéciales, le ministre de l’Intérieur a tenu une conférence de presse où il a apporté les détails des affaires en question et répondu aux journalistes qui ont pris part à cette conférence.

Concernant la perquisition effectuée ce matin dans une maison à Ouardia, en banlieue sud de la capitale, il a confirmé l’arrestation de six suspects dont l’un d’eux, un certain Ezzeddine Abdelaoui, est impliqué dans l’assassinat de Chokri Belaid et qui a reconnu avoir participé à ce meurtre. De ce fait, le nombre des personnes arrêtées dans cet assassinat a atteint six individus. Au cours de l’opération, un suspect a été tué et un autre blessé. La police a saisi également des fusils d’assaut, des explosifs et des munitions.

Quant à l’arrestation à Ben Guerdane du conducteur du véhicule, contenant des armes, le ministre a indiqué que ce dernier était impliqué dans l’affaire de Solimane et avait été libéré dans le cadre de l’amnistie générale décrétée en mars 2011. Une grande quantité d’armes comprenant 10 Kalachnikovs, 20 grenades, 5 obus, des mitrailleuses, des munitions, des lance roquettes RPG, des téléphones mobiles, des jumelles et un poste radio ont été saisis lors de cette interpellation.

S’agissant de l’opération qui s’est déroulée à Sousse, il a rapporté que la descente de police a permis d’arrêter deux individus. Le troisième, répondant du nom de Lotfi Ezzine et impliqué dans l’assassinat de Mohamed Brahmi, a pris la fuite. Un autre individu a été également arrêté à Akouda. Il portait une arme à feu et avait sur lui un «testament» indiquant qu’il envisageait d’entreprendre une opération jihadiste.

Les personnes arrêtées dans ces différentes opérations sont des islamistes radicaux, qui, selon un plan, projetait des assassinats politiques, des attaques contre des banques et contre des postes de police. La police a saisi deux fusils Kalachnikov et des grenades.

Après exposé de ces péripéties, le ministre s’est félicité du professionnalisme et du savoir faire des forces de sécurité qui ont réussi leur mission. Il a appelé les Tunisiens à s’unir autour de la police et de l’armée et a déploré l’attitude de certaines parties politiques qui a conduit à la division de la société au moment où elle a besoin de la cohésion de ses membres pour faire face aux dangers qui la guettent.

En réponse aux questions posées, le ministre a affirmé que la plupart des personnes arrêtées ont été actives au sein d’Ansar Achariaâ mais leur appartenance à cette organisation n’implique pas forcément sa responsabilité dans les assassinats et actes terroristes qui se sont produits.

Il a ajouté qu’il n’est pas du ressort de son département de cataloguer d’Ansar Achariaâ dans la catégorie des organisations terroristes. D’après le ministre, le rôle de son département qui dispose des moyens et des compétences nécessaires est de faire face au crime et aux criminels.

Sur un autre plan, le ministre a précisé que le fait que certains cadres de sécurité soient proches de partis politiques ne prouve pas l’existence d’une police parallèle. A ce propos, il a sévèrement critiqué ceux qui remettent en cause la loyauté et l’intégrité de l’institution sécuritaire et a fait savoir que le ministère avait déposé une plainte contre eux.

Il a finalement indiqué que la création d’une agence de renseignements était devenu une nécessité pour combattre le terrorisme naissant dans notre contrée.

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