La page Facebook du ministère des Affaires religieuses : amateurisme et gestion foireuse

M. A. religieuses

TRIBUNE – Depuis le début de la révolution, le réseau social Facebook a été le domaine de prédilection de nos politiques. Largement apprécié et quotidiennement consulté par les Tunisiens, gérer une page Facebook est devenu une sorte de « must have » de la scène politique. Mais, ce que nos politiques ne savent pas c’est que Facebook est, incontestablement, une arme à double tranchant, surtout lorsqu’il tombe entre de mauvaises mains.

C’est le cas de la page officielle du ministère des Affaires religieuses. Une page consultée par des milliers de personnes et qui représente leur première source d’informations, une page d’une des institutions de l’Etat qui est gérée à la manière d’une page fan de Justin Bieber. Et pour cause, les administrateurs de la page du ministère des Affaires religieuses ne cessent d’accumuler les faux pas depuis le début de la crise tunisienne.

La polémique a commencé avec la publication d’un statut dénonçant un supposé slogan anti-Islam scandé lors du sit-in du Bardo. Le ministère a précisé que les manifestants avaient crié « Tunisie libre, Tunisie libre et l’Islam expulsé ». Le ministre s’est dit fortement contrarié et a vigoureusement répliqué en précisant que ces slogans incitaient à la violence et portaient gravement atteinte à la sécurité du pays. Cependant, beaucoup de personnes ayant participé au sit-in ont assuré ne jamais avoir entendu ce slogan. Après vérification, il s’est avéré que le ministère s’est fondé sur une rumeur et que le mot Azlam (Sbires) a été confondu avec Islam.

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Les attaques et indignations des facebookeurs tunisiens sur ce statut ne se sont pas faites attendre. Cette indignation a semble-t-il contrarié les administrateurs de la page qui, à défaut de faire amende favorable, n’ont pas manqué de riposter aujourd’hui. Une contre-attaque en règle, au caractère rageur et voir violent comme l’atteste la capture d’écran suivante.

La signature du statut Facebook atteste encore plus du niveau d’amateurisme de ses administrateurs.

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