Révélations – Des snipers ukrainiens logés dans un hôtel de luxe appartenant à un gendre de Leila Trabelsi ?

sniper (photo - fipn-sphp.fr)C’est le dossier le plus flou et le plus complexe de la Révolution. Malgré les nombreux témoignages au sujet de l’existence de snipers durant le soulèvement du 14 Janvier, ce dossier reste toujours entouré du secret le plus total alors que les autorités continuent à garder le silence.

N.H., c’est sous ces initiales anonymes qu’Assabah a présenté, dans son édition d’aujourd’hui, un ancien prisonnier politique, détenu du temps de Ben Ali pour appartenir à la mouvance islamiste, qui apporte de nouvelles révélations ou présentées comme telles dans le dossier des snipers.

N.H. est un parent de Mourad Mehdoui, cet homme d’affaires épouse de la nièce de Leila Trabelsi. Il a, entre autres, à son actif une agence de publicité et un l’hôtel. Mourad Mehdoui a été arrêté en 2011 pour une affaire liée à des marchés publicitaires accordés par le ministère du Tourisme dans les années 2009-2010.

En tant que parent de M. Mehdoui, N.H. affirme avoir eu connaissance d’un dossier d’une extrême gravité, celui des snipers. L’hôtel que possède M. Mehdoui à Hammamet Sud est au centre de toute cette affaire, selon lui puisque des snipers y ont résidé durant les troubles sur instructions d’un haut dirigeant de l’Etat qui était en relation directe avec Ben Ali.

Pour étayer ses dires, N.H. affirme que des documents, photos, enregistrements et une liste de noms existent comme preuves à l’appui. Toutes ses preuves sont en possession de Mourad Mehdoui, qui aurait lui-même décidé de ne rien dévoiler au sujet de ce dossier tant qu’il n’est pas libéré.

Mais N.H., mis au parfum, affirme que des snipers, venus d’Ukraine, sont entrés légalement en Tunisie et que des preuves existent sur leur implication dans la mort de martyrs. Il suffirait d’abord, dit-il, de vérifier la liste des Ukrainiens qui sont entrés en Tunisie pour le confirmer. Ces Ukrainiens ont notamment résidé dans l’hôtel de Mourad Mehdoui mais également dans un autre hôtel de Hammamet et une maison dans les environs de Gammarth.

Toujours selon N.H., M. Mehdoui a demandé à être entendu par un juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis, deux mois après son incarcération sur la base de ces éléments extrêmement importants qu’il possèderait, mais en vain… Ces éléments lui auraient été remis par une source sécuritaire et vont être prochainement dévoilés publiquement, annonce N.H.

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