R. Abdessalem, Monsieur « lagaffe » du gouvernement

Quelle autre mouche a donc piqué Monsieur le Ministre des affaires étrangères pour choisir le lendemain de l’incendie ayant ravagé le mausolée de Sidi Bou Said El Beji, un restaurant se trouvant à quelques mètres de ce haut lieu du mythique village … pas que … balnéaire.
Sérieusement, ne s’est-il pas trouvé dans les parages, un de ses innombrables conseillers  pour lui dire que les Sidi Boussaidiens meurtris par le sort infligé au saint protecteur du village étaient au summum de la colère et qu’il serait plutôt sage de changer d’endroit ?

Comment se fait-il que notre brillantissime Ministre n’ait pas pensé seul à prendre une initiative dans ce sens ? Aurait-il craint une réaction de ses invités koweitiens, qui auraient, pour l’occasion,  pu se sentir offensés de  devoir changer de plan de diner ? Cette hypothèse semble, d’évidence, fort  improbable car en l’espèce nos amis  koweitiens  auraient tout au contraire payé cher pour ne pas avoir à affronter  le courroux  populaire et devoir, en  désespoir de cause, sortir en catastrophe par une porte dérobée.

Deuxième hypothèse, Monsieur le Ministre, droit dans ses bottes et  ses certitudes, n’aurait  pas bien mesuré le degré de colère des habitants par rapport  au viol de leur patrimoine et  de  leur identité. Cette façon de juger les choses est  pour le moins surprenante pour un homme qu’on présente   comme un fin politique  et  qui de surcroît , de par sa formation, vient du monde des  humanités.

Troisième hypothèse, sa présence sur un lieu, toujours pas remis du drame qui lui est arrivé, était savamment calculé et qu’il n’en avait rien à  « fichtre » de la réaction des citoyens. Dans ce cas, son comportement relève de pure  la provocation, élément qui n’est pas de nature à améliorer son image d’homme d’Etat et  qui de  plus renforce l’idée qu’il n’est, en définitif,  qu’un politique « pistonné » dont l’arrogance n’a d’égale que la prétention.

Sans parti pris aucun, le statut de « chouchou de la République »  de monsieur R. Abdessalem  devient de plus en plus insupportable. La protection dont il fait l’objet de la part du « guide autoproclamé de la révolution » qui  avait d’abord  suscité quelques grincements de dents semble de plus en plus se transformer   en un agacement quasi général.

En effet,  pour moins que ça, un ministre lambda aurait été viré manu militari ou à tout le moins sèchement rappelé a l’ordre. Dans le cas du nouveau «enfant chéri » de la République, l’addition devient de plus en plus salée et il semblerait qu’il soit grand temps pour lui de faire un « break » car à force de commettre des  « boulettes » à répétition, il tend à devenir  un véritable … « boulet » … pour le gouvernement, son propre parti et d’une certaine façon pour le pays tout entier.

Rappelons-le, le Ministre des affaires étrangères c’est aussi, pour une part, la voix et l’image de la Tunisie… Alors une petite pause bien méritée pour le « ministre gaffeur »  lors du prochain remaniement ? Rien n’est moins sure , surtout si l’on juge par le soutien unanime du maître du pays , de ses collègues ministres et du peuple nahdhaoui … toujours prompts a tout pardonner au protégé du prince .

Commentaires:

Commentez...