Les Salafistes saccagent un hôtel à Sidi Bouzid : menace du retour de la justice privée !

Les Salafistes poursuivent leur « croisade » dans l’indifférence totale des autorités compétentes en matière de sécurité avec un raid, une attaque contre un hôtel à Sidi Bouzid où ils ont saccagé la bar, les deux restaurants et la réception de l’hôtel avant d’entrer par effraction dans la maison du propriétaire de l’hôtel d’où ils auraient dévalisé plusieurs biens.

Ce dernier, M. Jamil Horchani, a affirmé à Shems FM que les Salafistes avaient déjà proféré des menaces à son encontre une vingtaine de jours auparavant et qu’il s’était plaint auprès du procureur de la République. Il a même ajouté qu’il avait donné quelques noms de certains parmi ces salafistes, mais qu’aucun d’eux n’a été ni interrogé, ni même inquiété.

Il a souligné qu’il connaissait au moins une douzaine parmi ces Salafistes, originaires de Sidi Bouzid, qui l’ont menacé de revenir dans le cas où il rouvrirait son bar et ses restaurants, mais cette fois pour brûler l’hôtel, et lui dedans !

M. Jamil Horchani a insisté sur le fait qu’aucune réaction n’a été enregistrée, les policiers venus sur place ont constaté les dégâts et en ont informé leur ministère. De même, il a précisé que le gouverneur était demeuré sur la réserve ne bougeant pas le petit doigt alors que le ministère du Tourisme lui a suggéré de dresser un constat par huissier de tous les dégâts occasionnés par cette attaque, de faire un rapport et de le présenter au ministère.

M. Horchani a affirmé que si ces pratiques se poursuivaient, il va être contraint de faire appel à des membres de sa famille à la rescousse pour qu’il puisse assurer sa sécurité et celle de ses biens. Ce risque d’un retour de la justice privée dans notre pays se fait d’autant plus réel que plusieurs personnes et plusieurs institutions ou entreprises (hôtels, bars, restaurants, et autres entrepris, etc.) sentent la menace salafiste et entendent s’en protéger. Cela peut mettre en péril l’ordre public dans la mesure où la violence ne peut appeler que la violence…

Cette lutte sociale (Ettadafii El Ijtimaii), chère à Rached Ghannouchi, pourrait avoir des conséquences incalculables sur la stabilité d’autant plus que les coupables bénéficient de la complicité des autorités. Car où sont ceux qui ont déjà été l’auteur d’agressions similaires produites à Jendouba, Bizerte, etc. En totale liberté alors que les honnêtes citoyens vivent dans l’insécurité quasi-totale…

Où va-t-on et jusqu’à quand l’Etat va-t-il demeurer les bras croisés ???

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