Opinion – Marzouki Président : un rôle qui le démolit !

D‘après France 24, la Tunisie gère une crise interne sans précédent, une crise qualifiée de grave entre la présidence et son gouvernement. Ce dernier a extradé Baghdadi Mahmoudi vers Tripoli. Extradition en catimini : Marzouki n’a jamais été sollicité. Pire, il n’a même pas été mis au courant. Et c’était en infraction totale avec le droit et les lois tunisiennes et internationales, sur lesquels Ennahdha continue de s’asseoir!

Le président, qui a reçu un nombre incalculable de camouflets, internationaux et nationaux pendant le laps de temps très court de sa présidence en trompe-l’œil, continue à éponger toutes les claques et les claps, qui font de lui un acteur soumis aux directives du réalisateur, lequel lui a offert la magistrature sans suprême ! Mais avec le supprime.

Marzouki le Président expurgé de la vie politique tunisienne, sommé de la fermer quand il parle aux représentants des pays étrangers. C’était inéluctable, après toutes les animosités qu’il nous a attirées, à travers ses déclarations de maître du monde, alors qu’il n’est maître nulle part !

Marzouki acteur malgré lui, piètre figurant, représentant d’une Tunisie qui le désavoue et le conteste, mais il persiste et signe et s’accroche à ce palais, qui ne lui appartient pas et qui ne lui revient d’aucun droit légitime (l’élection du président de la République au suffrage universel).

Marzouki le provisoire, dont les mots, les discours qui sont tout autant provisoires que lui, et qui ne retiennent l’attention de personne à part la sienne. Car ces mots sont du vent que le gouvernement chasse avec un simple éventail, sans se préoccuper des sursauts d’orgueil qui agitent ce dernier par vagues intermittentes. Il faut dire aussi que l’Histoire les conservera dans ses abîmes oubliés !

Marzouki, au fond, n’est pas un personnage, mais une personne qui fait semblant d’exister au sommet. Et que personne ne voit !

L’extradition de Baghdadi Mahmoudi a soulevé l’indignation de beaucoup de Tunisiens à la lumière de ce qu’avait subi Khaddafi, aussi criminel qu’il soit. Personne n’aimerait le voir subir le même sort, de près ou de loin des avanies endurées par ce dernier. Lesquelles sont à des années lumières des droits de l’homme et des droits internationaux qui régissent les pays démocratiques.

Marzouki voulait tellement être proche du peuple, qu’il en fait partie sans le savoir, puisqu’il apprend ce genre de nouvelles, en même temps que nous !

Aura-t-il enfin le courage de réagir en homme d’État ou récupérera-t-il juste assez d’amour propre, pour stopper cette condescendance déshonorante, pour n’importe quel homme se disant faire de la politique.

Monsieur Marzouki, le moins que vous puissiez faire est de donner votre démission. Vous récupérerez ainsi votre honneur perdu à courser cette fonction de Président qui ne sera jamais à la portée de vos platitudes !

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