Faut-il interdire les sondages politique jusqu’au 23 octobre ?

Après le 14 janvier, des nouveaux types de sondages ont vu le jour : les sondages politiques. Ainsi, périodiquement, nous avons des estimations du parti politique le plus populaire ou encore du personnage politique le moins aimé. Ces estimations sont collectées sur un échantillon représentatif du peuple tunisien.
Cependant, à deux mois des élections pour l’Assemblée constituante, certains commencent à lancer un appel pour l’abstention de ce type de sondages, et ce, selon l’AFP.

À l’approche de la date du 23 octobre, cruciale pour l’avenir de notre pays, tout peut influencer l’électeur, à commencer par ces sondages politiques dont l’influence peut atteindre des sommets sur certains citoyens.

Dans sa dépêche, l’AFP cite Hichem Guerfali, directeur du cabinet 3C Études, l’un des six instituts à s’être lancé dans les sondages politiques. Son constat est lucide : « Nous n’avons aucune expérience en matière de sondages politiques. Sans historique d’élections libres, sans référence, nous n’avons aucun moyen de redresser les résultats ».

Cette idée de suspension de la publication des sondages politiques jusqu’au 23 octobre prochain est appuyée par Ridha Kéfi, membre de l’INRIC. M. Kefi va même plus loin en déclarant que « plusieurs experts estiment que les échantillonnages de certains sondages ne sont pas crédibles ». De plus, « les critères comme l’appartenance sociale ou géographique ne sont pas pris en compte, car ils ne sont pas recensés dans les statistiques officielles », explique-t-il. De plus, la marge d’erreur est souvent minimisée par les instituts de sondage.

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