Ebahis ou récalcitrants, deviendrons-nous tous des relais vivants ?


Incroyable ?… Extraordinaire ?… Inquiétant ?… Prenez-le comme vous voulez mais faites-vous une raison… car cela pourrait être vraiment la technologie de la téléphonie mobile de demain.
Une équipe d’ingénieurs de Queen’s University de Belfast affirme qu’il pourrait être possible de minimiser le besoin de stations de base mobiles en utilisant les utilisateurs de téléphones portables… comme antennes de relais.
Les ingénieurs disent que cela pourrait conduire à d’importantes améliorations dans les jeux mobiles et les soins de santé à distance.
Actuellement, les chercheurs irlandais étudient comment de petits capteurs portés pourraient communiquer les uns avec les autres pour créer de vastes réseaux appelés « Body-to-body » (corps à corps). Les capteurs interagiraient pour transmettre des données, en fournissant à tout moment, n’importe où la connectivité au réseau mobile.
Dr. Simon Cotton, de l’Institut d’Electronique, des Communications et des Technologies de l’Information (IECTI) auprès de Queeens University, a déclaré: « Au cours des dernières années, un nombre important de recherches ont été entreprises dans le domaine des antennes et des systèmes conçus pour échanger des informations sur toute la surface du corps humain.s Jusqu’à présent, cependant, peu de travaux ont été faits pour relever le défi majeur qui est l’une des dernières frontières de la communication sans fil — comment cette information peut être transférée de manière efficace à un endroit hors du corps. »
Selon le Docteur Cotton, la disponibilité de réseaux de corps à corps pourrait apporter de nombreux avantages sociaux, y compris l’amélioration des soins de santé importants grâce à l’utilisation de capteurs de surveillance de routine et de traitement, en cas de maladie loin des centres médicaux. Cela pourrait réduire considérablement le coût de soins actuel et améliorer la qualité des soins à domicile pour les personnes âgées.
Un projet plutôt passionnant, vu que selon un rapport des Nations Unies, le monde compte quelque cinq milliards d’usagers de téléphones portables ce qui fait cinq milliards d’antennes potentielles… et surtout gratuites (car le loyer de l’emplacement n’est souvent pas donné), voire payant les services collatéraux comme ceux des soins à distance.
Tiens, la santé, parlons-en justement… En dépit du manque de preuves de cause à effet entre les ondes émises par les antennes des téléphones portables (un manque plutôt rassurant pour les opérateurs), nombre d’études semblent démontrer que le voisinage de telles antennes n’est pas, pour le moins, bénéfique pour la santé de tout le monde. Selon le Docteur Gerard Hyland, nominé pour le prix Nobel de Médecine, les mesures de sécurité prises à l’heure actuelle vis-à-vis des émissions des antennes des téléphones portables sont simplement dérisoires. En effet, selon des études récentes, les enfants vivant à proximité d’antennes de relais sont deux fois plus exposés au risque de leucémie. Sans parler des nombreux troubles du comportement.
Et que dire de la possibilité de suivre les « antennes » vivantes à la trace ? Une option qui peut séduire plus d’une compagnie, voire plus d’un gouvernement.
Rassurons-nous : le projet d’antennes humaines ne verra vraiment le jour qu’en 2014. Soit trente ans après l’année – titre du célèbre roman de George Orwell.

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