Malgré l’interdiction, les déplacements entre gouvernorats se poursuivent

Photo d’illustration

Le 29 octobre dernier, la présidence du gouvernement annonçait de nouvelles mesures pour freiner la propagation du coronavirus.

Parmi ces mesures, l’interdiction des déplacements entre les gouvernorats sauf pour nécessité de travail, pour les cas exceptionnels pouvant être justifiés et les étudiants avec une exception concernant les déplacements entre gouvernorats du Grand Tunis.

Il y a une semaine, le ministère de l’Intérieur annonçait qu’il allait passer à un niveau supérieur au niveau de l’application des mesures barrières de prévention contre le coronavirus.

L’application des dispositions d’interdiction de déplacement entre les gouvernorats n’étant pas respectée avec des infractions quotidiennement enregistrées, le ministre de l’Intérieur a décidé de hausser le ton.

Le ministère de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine a même annoncé, le 11 novembre dernier, qu’aucune autorisation de circulation entre les gouvernorats ne sera accordée, et que les citoyens sont appelés à se soumettre à ces dispositions, ajoutant que les unités sécuritaires veilleront à la bonne application de ces mesures et que des campagnes sécuritaires seront effectuées à cet effet.

Sauf que les déplacements restent toujours possibles entre gouvernorats. De nombreuses personnes qui font la navette quotidienne entre gouvernorats pour se rendre à Tunis dans le cadre de leur travail avouent n’avoir jamais été contrôlés. D’autres ont pu constater par eux-mêmes en se rendant dans un gouvernorat que l’accès reste libre malgré la présence de barrages sécuritaires.

Les déplacements entre les villes sont surveillés par les agents de police et de la Garde nationale de jour comme de nuit, selon les nouvelles mesures et les textes en vigueur. Et tous ceux qui ne respecteront pas les mesures seront sanctionnés et seront obligés de rebrousser chemin.

Or, la réalité sur le terrain est toute autre !

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