Le film « L’homme qui a vendu sa peau » sélectionné au Festival du Film d’El Gouna

L’homme qui a vendu sa peau
Monica Bellucci dans le film « L’homme qui a vendu sa peau »

 

Après la première du film L’homme qui a vendu sa peau – The man who sold his skin (2020) de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, dans la section Horizons de la 77eme édition du Festival International du Film de Venise, qui se tient du 2 au 12 septembre 2020, la direction du Festival du Film d’El Gouna (GFF) vient d’annoncer que sa première projection au Moyen-Orient et en Afrique du Nord aura lieu lors de la quatrième édition du festival qui se tiendra du 23 au 31 Octobre 2020. Il concourra dans la compétition Longs métrages de fiction.

Il y a deux ans, lors de la deuxième édition du Festival du Film d’El Gouna, la réalisatrice Kaouther Ben Hania avait d’ailleurs participé avec son projet en phase de développement à la CineGouna Platform (qui est un laboratoire de développement de projets et de coproduction permettant aux réalisateurs et producteurs arabes avec des projets en développement ou des films en postproduction de trouver un soutien créatif et financier) et y avait remporté un prix de 10 000 dollars offerts par B-Link Productions.

L’homme qui a vendu sa peau
Kaouther Ben Hania remporte un prix de 10 000 dollars à la CineGouna Platform en 2018

Le directeur du festival, Intishal Al Timimi, a déclaré: «La sélection de L’homme qui a vendu sa peau pour avoir sa première mondiale dans un festival important comme Venise, représente un succès à la fois pour le film et pour le Festival du Film d’El Gouna. Ce succès est ce qui définit notre mission principale au GFF, et nous remplit de fierté alors que nous visons à responsabiliser et à soutenir les cinéastes arabes. De plus, cette participation est un témoignage de la grande influence du Festival d’El Gouna et du rôle important que joue la CineGouna Platform au service de l’industrie cinématographique arabe. Je félicite Kaouther pour cette œuvre cinématographique exceptionnelle que j’ai hâte d’accueillir à la compétition des longs métrages de fiction du festival en octobre prochain. »

Au cours des trois éditions du Festival d’El Gouna, plusieurs projets soumis à la CineGouna Platform se sont distingués au niveau régional et international, remportant des éloges et des prix dans de prestigieux festivals internationaux de films.

En 2017 par exemple, c’était la réalisatrice tunisienne Hinde Boujema qui avait remporté sur cette même CineGouna Platform, 5 000 dollars, offerts par Aroma Studios pour son projet Noura rêve. En 2019, le film avait fait sa première Moyen Orient et Afrique du Nord au Festival d’El Gouna, où il avait gagné le Prix de la meilleure actrice pour Hend Sabry.

La même année, le réalisateur égyptien Abu Bakr Shawky avait également remporté sur cette même plateforme, 5 000 dollars offerts par Aroma Studios pour son projet du film Yomeddine. Le film avait eu par la suite une très belle carrière. Il avait été notamment en compétition officielle à la 71ème édition du festival de Cannes en mai 2018 où il avait remporté le Prix François Chalais et au Festival International du Film d’El Gouna où il avait remporté le prix du public. Yomeddine avait également été choisi pour représenter l’Egypte à la présélection de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

L'homme qui a vendu sa peau
Yahya Mahayni dans le film « L’homme qui a vendu sa peau »

L’homme qui a vendu sa peau est écrit et réalisé par Kaouther Ben Hania. Il met en vedette le jeune acteur Yahya Mahayni et la française Déa Liane et marque la première participation au cinéma arabe de la star internationale Monica Bellucci.

Décrit par sa réalisatrice comme une allégorie de la liberté personnelle dans un système inégalitaire, le film suit Sam Ali, un jeune Syrien sensible et impulsif, qui a quitté son pays pour le Liban pour échapper à la guerre, avec l’espoir de pouvoir voyager en Europe et vivre avec l’amour de sa vie. Pour réaliser ce rêve, il accepte qu’un des artistes contemporains les plus célèbres le tatoue sur le dos. Quand son corps se transforme en une œuvre d’art prestigieuse, Sam Ali se rend compte que sa décision pourrait en fait signifier autre chose que la liberté.

Neïla Driss

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